Inde : qu’est-ce que le «parti du peuple des cafards», un mouvement devenu viral qui inquiète Dehli
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Inde : qu’est-ce que le «parti du peuple des cafards», un mouvement devenu viral qui inquiète Dehli Par Le Figaro avec AFP Le 22 mai 2026 à 12h54 Sujets Inde Partis Politique Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Image d’illustration. Virender Singh / ADOBE STOCK Abhijeet Dipke, 30 ans, étudiant indien à l’université de Boston, et spécialisé dans la communication politique après avoir travaillé pour le parti d’opposition Aam Aadmi Party (AAP), a créé ce parti parodique en ligne le 16 mai. Le profil Instagram compte près de 20 millions d’abonnés. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Les autorités indiennes ont cherché à bloquer les comptes sur les réseaux sociaux du «Parti du peuple des cafards», créé la semaine dernière en réaction à des propos du plus haut magistrat du pays perçus comme méprisants envers la jeunesse. Le «Cockroach Janata Party» (CJP), dont les trois lettres font référence au Bharatiya Janata Party (BJP, parti nationaliste indien) du premier ministre nationaliste Narendra Modi, a vu le jour à la suite de déclarations du président de la Cour suprême Surya Kant. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard Lors d'une audience, le président Kant aurait qualifié les jeunes qui critiquent le gouvernement de «cafards» (cockroaches en anglais) et de «parasites». Il s'était ensuite justifié, affirmant que ses propos avaient été sortis de leur contexte et qu'il faisait référence à ceux qui utilisent de faux diplômes. Abhijeet Dipke, 30 ans, étudiant indien à l'université de Boston (États-Unis) et spécialisé dans la communication politique après avoir travaillé pour le parti d'opposition Aam Aadmi Party (AAP), a créé ce parti parodique en ligne le 16 mai. Passer la publicité Publicité «Un front politique de la jeunesse» Avec pour slogan «un front politique de la jeunesse, par la jeunesse, pour la jeunesse», le succès a très vite été immense. Il a rassemblé 218.000 abonnés sur X, mais son compte a été bloqué en Inde - avant qu'un nouveau profil soit aussitôt créé. Appelé «Cockroach is Back» (le cafard est de retour), il a enregistré près de 150.000 abonnés en quelques heures. Le contenu des réseaux sociaux est strictement réglementé en Inde et les autorités peuvent demander aux plateformes de suspendre des comptes ou de supprimer les contenus jugés «répréhensibles». Le profil Instagram du CJP, toujours accessible en Inde, compte près de 20 millions d'abonnés, contre neuf millions pour le BJP et 13 millions pour le principal parti d'opposition, le Congrès. Les jeunes Indiens «sont bien plus matures, informés et politiquement conscients que beaucoup ne le pensent», a écrit M. Dipke. Selon le député de l'opposition Shashi Tharoor, cette popularité fulgurante refléterait «l'ampleur de la frustration et du mécontentement» qui règnent parmi la jeunesse indienne. «Je pense que c'est une chose très saine dans une démocratie : que les gens puissent exprimer leurs opinions de différentes manières», a-t-il affirmé dans l'édition de vendredi de l'Indian Express . Le ministère des Technologies de l'information n'a pas réagi dans l'immédiat, mais des médias indiens ont rapporté que le compte X avait été bloqué sur recommandation du service de renseignement intérieur. «Gardons un œil sur le CJP», a écrit vendredi le «Times of India » dans son éditorial, soulignant qu'il «pourrait représenter une sérieuse concurrence pour les partis politiques existants».

