Voitures électriques : le choc pétrolier ne suffira pas pour aplanir les réticences
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Des visiteurs devant un modèle électrique BMW i7 xDrive présenté au Mondial de l’automobile à Paris, le 15 octobre 2024. DIMITAR DILKOFF / AFP Est-ce le grand tournant qui va enfin faire baisser les émissions de CO2 du secteur du transport ? Depuis la fermeture du détroit d’Ormuz et l’envolée des prix du carburant pour une durée inconnue, les ventes de voitures électriques s’envolent partout dans le monde, sauf aux Etats-Unis. En France, les immatriculations de véhicules neufs à batteries au mois d’avril sont éloquentes : elles grimpent de 42 % par rapport à mars 2025. Elles représentent désormais 26 % du marché du neuf et 6 % du marché de l’occasion. Les automobilistes commencent-ils enfin à s’enthousiasmer pour ces véhicules moins bruyants, moins polluants, plus économiques à l’usage, en réduisant notre dépendance aux hydrocarbures ? Les conditions économiques poussent dans ce sens, mais il est beaucoup trop tôt pour parler de grande bascule. Il faut regarder la réalité en face : beaucoup de Français restent perclus de doutes sur la révolution électrique en cours. Il y a pourtant beaucoup de signes positifs. D’abord l’offre de « wattures » s’est étoffée. AAA Data, cabinet d’analyse de données sur l’automobile, a identifié 181 modèles électriques dans les concessions en mars 2026, contre 114 un an plus tôt. Les prix moyens ont baissé de 1 % au premier trimestre 2026 par rapport à la même période de l’année précédente. Sur certains segments, comme les petits SUV type R4 ou Peugeot 2008, la facture recule même de 8 %. Sur les modèles plus imposants, type Tesla Model Y, la baisse est de 7 %. Sur les petites citadines, Twingo ou Dacia Spring, les étiquettes ont perdu 12 % en moyenne. Il vous reste 73.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




