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Violences dans le périscolaire à Paris : Un premier animateur jugé après des alertes « pas prises au sérieux »

سياسة
20 Minutes
2026/05/05 - 08:21 503 مشاهدة
.alst0{fill-rule:evenodd;clip-rule:evenodd}.ducls-1{fill:#fa6ee5}Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de pageMenuMenuRechercher du contenu sur le site www.20minutes.frOk20 Minutes : Actualités et infos en directREPLAYDIRECT TVActualitéActualitéSociétéMondeEconomieFaits diversSantéPolitiqueJusticeFake OffConflit israélo-palestinienGuerre en IranGuerre en UkraineJusticeDes alertes ignorées ? Un premier animateur jugé pour violences périscolair…droit du solLa France durcit l’accès à la nationalité pour les enfants nés à Mayotte03:03 Provence-Alpes-Côte d'Azur Le Programme SENSATIONNELLES by Intermarché La Ginguette : le fan club de l'équipe cycliste Intermarché-Wanty Publié le 05/05/2026 à 10h21 • Mis à jour le 05/05/2026 à 10h21 C’est une petite phrase qui a fait déborder le vase, et a déclenché l’alerte. Peu après la rentrée scolaire 2024, Nicolas G., animateur à l’école Titon, dans le 11e arrondissement, déclare à une petite fille, en présence de ses copines de CM2, qu’il aimerait lui faire « des bisous partout » mais qu’il « ne peut pas ». A cette période, les fillettes ont déjà perçu nombre d’attitudes déplacées de l’agent, mais cette phrase fait tilt, et déclenche une action. Peu de temps après, les voilà dans le bureau de la directrice de l’école, qui réagit vite. L’animateur est suspendu le 15 octobre, et après une longue enquête, il s’apprête à faire face au tribunal correctionnel de Paris ce mardi pour des faits d’agression et de harcèlement sexuel sur neuf enfants. Aurait-il pu être stoppé avant ? C’est toute la question qui ne manquera pas de se poser en filigrane de cette audience, alors que des alertes ont été envoyées au moins trois ans auparavant. Nicolas G., qui est présumé innocent, est suspecté d’avoir donné aux enfants des « câlins » très serrés, en dehors de tout contexte, et d’avoir entretenu une atmosphère sexualisée. Les scènes se produisaient notamment lors d’ateliers de mangas, où les fillettes ont eu reproduire entre autres un personnage aux énormes seins, jupe au niveau du sexe, posture suggestive. Les enfants étaient par ailleurs affublées de petits noms, « bébé d’amour, mon lapin, mon petit bébé », et exposés à des récits de violence sexuelle. « Ma fille a été témoin des histoires d’horreur racontées à l’heure du déjeuner, avec des scènes de viol », relate Pénélope, la maman de Kim*, qui fut convoquée par la directrice, avec d’autres parents, à la suite du témoignage des fillettes. C’est là qu’elle découvre, de la bouche de la responsable, l’ampleur des atteintes. Le soir même, elle en discute avec sa fille, qui confirme les « câlins serrés » qu’elle a vu faire sur d’autres fillettes et les récits de viols et de séquestration entendus pendant les cours de manga. Kim n’a pas raconté d’agression sexuelle sur elle-même, au contraire de Julie*, dont la parole mettra beaucoup plus de temps à se libérer. Ce n’est qu’en novembre, au moment de la semaine consacrée au harcèlement scolaire, qu’elle se décidera à se confier à ses parents, qui ignoraient tout alors de la raison de l’éviction de l’animateur. « Elle m’a dit ''moi aussi j’ai été victime'', ce sont ses mots », se souvient Brigitte*. S’en sont ensuivies des soirées de confidences, pendant deux semaines. « Elle nous disait qu’il la prenait dans les bras, serrait fort, passait sur sa poitrine et ''plus bas''. Elle n’a jamais voulu en dire davantage », rapporte cette mère. Dans sa plainte déposée plus tard, Brigitte dira que l’animateur était, selon sa fille, « assis sur un banc protégé des regards par le groupe » et qu’il « en profitait pour toucher les enfants ». Un autre témoin décrira le mis en cause comme ayant « un élan d’affection disproportionné à l’égard d’un enfant, qui pouvait se produire quelle que soit l’occasion, sans que des circonstances justifient un rapprochement physique ». Si nombre de témoins soulignent la bonne réaction de la directrice d’école, qui a cru les enfants, et immédiatement alerté après qu’elles se sont confiées, la gestion côté périscolaire laisse aux parents un goût d’amertume. Car le directeur du périscolaire de cette école, ou « Référent Educatif Ville » (REV), avait déjà fait un rapport sur l’animateur en question, en 2021, que 20 Minutes a pu se procurer. A cette époque, une mère se plaint auprès du responsable du comportement rapporté par sa fille. Auditionnée par le directeur, la fillette déroule de très nombreux comportements problématiques dont elle dit avoir été témoin. Nicolas G aurait par exemple demandé à un enfant s’il voulait « baiser » une petite fille, et aurait lancé « va baiser » à plusieurs fillettes. A l’époque, ce rapport du Rev n’a pas donné lieu à plus d’investigations. Selon la Mairie de Paris, cet ex-responsable du périscolaire ne travaille toutefois plus avec des enfants, et d’après nos informations, il a fait l’objet de sanctions en avril. Des témoignages recueillis lors d’une enquête administrative effectuée par la Ville de Paris rapportent aussi que des enseignantes avaient des inquiétudes à propos de cet agent, mais que ces alertes n’ont pas donné lieu à des inspections en profondeur. Une enseignante affirme l’avoir vu avec une enfant sur les genoux. Une autre témoigne de l’avoir vu « systématiquement entouré d’un grand nombre de filles collées à lui physiquement », ce qui lui avait créé un « malaise ». « Il y avait des signaux mais ils n’ont pas du tout été croisés entre le périscolaire et la direction de l’école, regrette Brigitte. Le suivi de cet animateur a été trop léger. Les alertes n’ont pas suffisamment été prises au sérieux. Il aurait fallu une sanction a minima, et qu’il y ait une meilleure surveillance. » Une suspension à l’époque aurait évité de nombreuses souffrances aux enfants, qui ont réagi différemment au harcèlement et agressions subies. D’après Julie Chalumeau, avocate de cinq familles, certains enfants n’ont pas développé de symptômes psychosomatiques, quand d’autres se sont vus prescrire jusqu’à 15 jours d’ITT (Incapacité Temporaire Totale) lors des examens médico-judiciaires. La plupart ont cependant fait des cauchemars et ont eu des problèmes de sommeil. Pour la jeune Julie, cet épisode a constitué une « ouverture violente sur le monde réel », raconte sa mère, qui rapporte que la petite fille se demande si elle-même, plus tard, sera susceptible de commettre la même chose. Sa mère a observé aussi son vocabulaire changer, et l’a surprise en train de faire des symboles mimant des gestes à caractère sexuel, que l’enfant disait avoir observé chez cet animateur. Pourtant, ces petites filles ont fait preuve d’un courage remarquable, pointe Julie Chalumeau. L’avocate rappelle qu’elles ont mené une forme d’enquête ensemble, allant même jusqu’à proposer d’organiser une pétition contre l’animateur, comme l’avait raconté Mediapart. « Nous espérons une condamnation exemplaire », commente le collectif Sos Périscolaire auprès de 20 Minutes, qui a largement contribué à faire éclater le scandale à Paris. Les parents des fillettes attendent quant à eux désormais que la réponse de la justice soit à la hauteur de ce courage. « Je voudrais que cet animateur soit écarté définitivement du monde de l’enfance, et qu’il y ait des actions conjointes entre l’Education nationale et le périscolaire pour que ceci ne puisse plus se reproduire », demande Brigitte. 20 Minutes a contacté l’animateur, qui n’a pas répondu à notre proposition d’interview. Découvrez l‘ensemble de nos applications 20 Minutes ! La fréquentation de 20 Minutes est certifiée par l‘ACPM
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