Villeneuve-la-Garenne : le préfet des Hauts-de-Seine ordonne la fermeture d’une association sportive soupçonnée de séparatisme islamiste
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Villeneuve-la-Garenne : le préfet des Hauts-de-Seine ordonne la fermeture d’une association sportive soupçonnée de séparatisme islamiste Par Nicolas Daguin Le 28 mai 2026 à 13h46 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Suivre Sujets Séparatisme préfets islamisme association Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Alexandre Brugère, préfet des Hauts-de-Seine. LUDOVIC MARIN / AFP La préfecture suspecte l’association «Les Héros», dont le créateur n’aurait pas le droit d’exercer, d’avoir organisé des séances de sport prônant la non-mixité, réservées exclusivement à des femmes portant le voile islamique. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, a pris le 12 mai dernier un arrêté de fermeture visant une association sportive de Villeneuve-la-Garenne, a-t-on appris ce jeudi à la mi-journée de source concordante, confirmant une information d’Europe 1. Dans le viseur du représentant de l’État, l’association «Les Héros», sur laquelle planent de lourds soupçons de séparatisme islamiste. Officiellement pourtant, l’arrêté du préfet, que nous avons pu consulter, ne fait état d’aucune dérive communautaire. Il est davantage question du profil du créateur et unique animateur de l’association. Plusieurs fois condamné par le passé, ce dernier aurait interdiction «d’occuper des fonctions d’éducateurs ou de dirigeants au sein d’un établissement d’activités physiques et sportives conformément à l’article L.212-9 du code du sport», mentionne l’arrêté. D’ailleurs, lors d’un contrôle du service départemental de la jeunesse le 24 février dernier, Nourdine Z. avait présenté une carte professionnelle d’éducateur sportif dont l’échéance était expirée depuis le 13 août 2024. Parmi les autres manquements retenus par les services de l’État figure aussi l’absence d’attestation d’assurance affichée dans les locaux de l’association, ce qui est pourtant obligatoire. Du reste, si les autorités ont étroitement surveillé la structure pendant plusieurs semaines jusqu’à sa fermeture, c’est bien pour des questions de séparatisme. C’est en tout cas ce que suggère le préfet Brugère dans un courrier adressé aux membres de l’association et que nous avons également pu parcourir. Le haut fonctionnaire y évoque «des créneaux spécifiquement réservés aux femmes, notamment pour des ateliers sportifs». La préfecture suspecte en fait l’organisation de séances de sport réservées à des femmes portant le voile islamique. «Les Héros» auraient en ce sens privatisé une salle de musculation du complexe sportif municipal trois après-midi par semaine. Idem du côté de la piscine municipale, qui aurait été privatisée plusieurs soirées suivant la même logique de non-mixité. Passer la publicité Publicité Un contrat d’engagement républicain «Dans l’hypothèse où ces créneaux dédiés seraient effectivement mis en place, je vous signale qu’une telle organisation est susceptible de contrevenir aux engagements souscrits dans le cadre du contrat d’engagement républicain signé par votre association», rappelle Alexandre Brugère dans sa missive. «Celui-ci implique notamment le respect des principes de laïcité, d’égalité et de non-discrimination, ainsi que la promotion de la mixité dans les activités proposées», insiste-t-il. Et d’ajouter : «Or, des créneaux réservés ne sauraient conduire à des discriminations de femmes à l’accès à vos activités. Il est ainsi strictement interdit de réserver des créneaux spécifiques pendant les heures d’ouverture d’un équipement public sur le fondement d’une appartenance religieuse.» Sollicitée, la préfecture des Hauts-de-Seine n’a pas donné suite dans l’immédiat. Le préfet Brugère n’en est pas à son coup d’essai en matière de lutte contre l’islamisme et les dérives religieuses. Le haut fonctionnaire de 38 ans a fait de cette thématique son cheval de bataille. Il fut ainsi à l’origine du démantèlement en fin d’année dernière d’un écosystème d’entrisme au cœur de Colombes, la quatrième ville du département. Une école coranique rigoriste dirigée par le directeur de cabinet de l’ex-maire (EELV) avait alors été fermée. Également secrétaire général de la mosquée Centre Dignité, qualifiée par le rapport au gouvernement remis sur les Frères musulmans et l’islam politique comme «un lieu de culte rigoriste», le directeur avait été démis de ses fonctions dans la foulée.





