Victime de boycott, le cinéaste israélien Nadav Lapid se retire d'un festival à Marseille
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
Victime de boycott, le cinéaste israélien Nadav Lapid se retire d'un festival à Marseille Par Le Figaro avec AFP Le 8 juin 2026 à 15h24 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Israël Boycott cinéma Marseille Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Installé en France, Nadav Lapid se montre très critique du premier ministre Benyamin Netanyahou et de la guerre meurtrière lancée à Gaza. VALERIE MACON / AFP Malgré son regard critique sur la politique de Benyamin Netanyahou, le réalisateur a subi des pressions de la part de certains de ses confrères. Il renonce à se rendre au festival FID Marseille, début juillet. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le cinéaste israélien Nadav Lapid (Le Genou d’Ahed, Oui) s'est retiré du festival international du cinéma FID Marseille, a indiqué lundi à l'AFP sa directrice, après des appels au boycott et le retrait d'une dizaine de réalisateurs protestant contre sa présence à l'évènement. À découvrir TV ce soir : retrouver notre sélection du jour Installé en France depuis plusieurs années, Nadav Lapid se montre très critique de l'évolution de la société israélienne, du premier ministre Benyamin Netanyahou et de la guerre meurtrière lancée à Gaza, après les attaques sanglantes du Hamas palestinien le 7 octobre 2023. À lire aussi Notre critique de Oui : un pamphlet plus pénible que provocateur Passer la publicité Publicité Les organisateurs « auraient dû assumer leur rôle » Outre la projection d'une de ses œuvres - Le Policier - et une rencontre autour de son livre, Nadav Lapid devait initialement participer au jury de la 37e édition du FID Marseille (7 au 12 juillet) - festival qui promeut fictions et documentaires du cinéma indépendant. Interrogé par le quotidien Le Monde, Nadav Lapid dit avoir consenti à se retirer pour ne pas mettre en difficulté le festival. Même s'il estime que les organisateurs « auraient dû assumer un peu leur rôle dans un moment pareil. » Contactée par l'AFP, la directrice du FID, Tsveta Dobreva, explique qu'un appel au boycott du festival a été lancé en interne par des cinéastes sélectionnés. « Nous avons décidé avec Nadav Lapid de renoncer au jury et de nous concentrer sur l'essentiel, la projection de son film et la rencontre », indique-t-elle. Dans la foulée, l'appel au boycott s'est élargi pour protester contre la projection du film et la rencontre, indique-t-elle. « C'est à ce moment-là où Nadav Lapid s'est retiré lui-même. » À lire aussi Berlinale 2019: l'Ours d'or attribué à Nadav Lapid, François Ozon récompensé pour Grâce à Dieu « Il est bien sûr parfaitement illégitime de tenir un cinéaste pour responsable ou comptable de la politique raciste, colonialiste et génocidaire menée par le gouvernement de son pays », déplore le FID dans un communiqué. « Les voix singulières qui, comme celle de Nadav Lapid, s'efforcent de penser la violence propre à l'État et à la société d'Israël doivent être au contraire accueillies et écoutées, quitte à ensuite contester ou déconstruire les récits », selon le texte. Avec l'appel au boycott, « une dizaine de films » se sont retirés sur les 120 programmés, indique la direction. « Chacun a le droit de retirer ses films », dit-elle, mais « le FID Marseille est contre le boycott culturel », regrette-t-elle. « Qu'un artiste boycotte un artiste est extrêmement violent. »





