« Une explosion toutes les 2 heures » : face aux dégâts causés par les bonbonnes de protoxyde d’azote, le Syctom veut leur interdiction
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Seine-Saint-Denis« Une explosion toutes les 2 heures » : face aux dégâts causés par les bonbonnes de protoxyde d’azote, le Syctom veut leur interdictionLe Syctom lance une campagne sur les réseaux sociaux pour réclamer l’interdiction de la vente aux particuliers des bonbonnes de protoxyde d’azote. Elles créent de graves dégâts dans ses incinérateurs.Par Hélène Haus Le 24 avril 2026 à 17h00Illustration. En 2025, un million de bonbonnes sont passées par les incinérateurs du Syctom. LP/F.B.RéagirEnregistrerPartagerElles ne sont pas bien grandes, mais elles peuvent générer des dégâts collatéraux. L’an passé, le Syctom – un établissement public qui traite et valorise les déchets ménagers de 81 communes d’Île-de-France - a perdu 15 millions d’euros à cause d’explosions causées par des bonbonnes de protoxyde d’azote dans ses centres de traitement.D’après ses estimations, un million de ces récipients sont entrés dans l’un de ses trois incinérateurs (situés à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) et dans les Hauts-de-Seine à Issy-les-Moulineaux), provoquant plus de 25 000 explosions. « Soit environ une toutes les 2 heures », pointe le syndicat dans un communiqué.Illustration. Voici la campagne du Syctom pour l'interdiction des bonbonnes de protoxyde d'azote.Face à ce fléau qui met en danger la vie de ses agents, le Syctom a décidé de lancer une campagne en ligne appelant à l’interdiction de ce produit, dont l’utilisation est détournée comme gaz hilarant et peut avoir des conséquences dramatiques pour la santé des consommateurs.« Le problème des explosions est un sujet qui monte depuis plusieurs années, décrit Corentin Duprey, son président. En tant qu’élu local, j’ai d’abord été confronté à la problématique de ces déchets sur l’espace public. Au-delà de l’enjeu évident de santé publique, ces bonbonnes posent désormais un sujet de continuité du service public. L’an passé, nous avons été obligés d’interrompre plusieurs fois le fonctionnement de nos unit...



