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Une étudiante de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, accusée d’antisémitisme, condamnée à 4 mois de prison avec sursis

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Le Figaro
2026/06/06 - 07:17 501 مشاهدة
Une étudiante de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, accusée d’antisémitisme, condamnée à 4 mois de prison avec sursis Par Le Figaro avec AFP Le 6 juin 2026 à 09h17 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets antisémitisme université condamnation Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le parquet avait requis en février 10 mois de prison avec sursis. (Image d’illustration) ADOBE STOCK Le 15 septembre 2025, la prévenue, inscrite en première année de licence d’économie, avait exclu trois étudiantes d’un groupe de discussion Instagram dédié aux échanges d’informations entre étudiants de cette promotion. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi à quatre mois de prison avec sursis une étudiante de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, accusée d'antisémitisme après avoir exclu plusieurs étudiantes d'un groupe de discussion en ligne pour leur supposé sionisme ou appartenance religieuse. La jeune femme a été reconnue coupable de «harcèlement scolaire, aggravé par un motif discriminatoire tenant à l'appartenance de la victime à la religion juive, à l'égard de l'une des trois étudiantes exclues» et relaxée à l'égard des deux autres, selon la décision consultée par l'AFP. Le parquet avait requis en février 10 mois de prison avec sursis. Le 15 septembre 2025, la prévenue, inscrite en première année de licence d'économie, avait exclu trois étudiantes d'un groupe de discussion Instagram dédié aux échanges d'informations entre étudiants de cette promotion, groupe qu'elle avait elle-même créé quelques jours plus tôt. «S'il y a d'autres sionistes dans ce groupe en plus de ceux que j'ai déjà “tej” (jeter, NDLR), vous pouvez d'ores et déjà le quitter, on veut pas de vous ici. Pareil pour les racistes de manière générale», avait-elle écrit sur Instagram, le tout ponctué d'une émoticône drapeau palestinien. Passer la publicité Publicité Un stage de deux jours au Mémorial de la Shoah Exclue temporairement de l'université, elle avait finalement été réintégrée par une commission disciplinaire de l'université en novembre. Lors de son audience en février, elle avait expliqué avoir exclu l'une des membres au motif que celle-ci suivait des «comptes militaires pro israéliens», affirmant avoir voulu préserver la sérénité des échanges au sein du groupe. Constatant ensuite que cette personne avait été réintégrée par un membre qui en avait ajouté une autre, elle avait alors décidé de les supprimer toutes les trois. Le tribunal a toutefois estimé que son usage du terme «sioniste plutôt que juif traduisait sa volonté de minorer sa responsabilité», alors que ses propos renvoyaient en réalité à la judéité supposée de l'étudiante exclue. La jeune femme a également été condamnée à une amende de 800 euros et devra obligatoirement effectuer un stage de deux jours au Mémorial de la Shoah. Elle a également été condamnée à indemniser l'étudiante exclue à deux reprises, l'université ainsi que la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra). «Une intransigeante fermeté» L'association CHAR (Contre la haine, l'antisémitisme, le racisme) et l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), parties civiles, ont en revanche été déclarées irrecevables. «L'antisémitisme est un délit et la justice le traite comme tel !», a salué sur X le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste. «Une intransigeante fermeté doit guider notre action contre l'antisémitisme», a-t-il insisté, rappelant «la pleine entrée en vigueur» de la loi relative à la lutte contre l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur qui prévoit des mesures en matière de sensibilisation et de sanctions disciplinaires et rend obligatoire la désignation au sein de chaque établissement d'un «référent» dédié.
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