« Un déferlement de propos racistes » : un quadragénaire condamné après des insultes visant des gendarmes
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Seine-et-Marne« Un déferlement de propos racistes » : un quadragénaire condamné après des insultes visant des gendarmesUne militaire de la gendarmerie a raconté devant le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), ce mercredi 22 avril, les propos qu’elle et ses collègues ont dû supporter. Les juges ont prononcé une peine de prison ferme, à effectuer en semi-liberté.Par Guénaèle Calant Le 23 avril 2026 à 09h22Le tribunal a également prononcé une interdiction de paraître à Dammartin-en-Goële pendant trois ans à l’encontre du prévenu. (Illustration) LP/Florent HeibRéagirEnregistrerPartagerIl est des insultes plus difficiles à entendre et à subir que les autres. C’est ce qu’est venu expliquer ce commandant de la brigade adjoint à la gendarmerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), ce mercredi 22 avril, devant le tribunal correctionnel de Meaux : « En 37 ans de carrière, c’est la première fois que je suis confrontée à un tel déferlement de propos racistes, qui font référence à l’esclavage, a témoigné cette gendarme. C’est inadmissible de nos jours. Mais j’ai gardé mon sang-froid ».La militaire s’est présentée à l’audience accompagnée d’une de ses collègues, qui - elle aussi - a eu droit à des outrages ciblant sa couleur de peau. Dans le box, Hakim, 49 ans, ne cachait pas son malaise. Il n’a eu de cesse de leur présenter ses excuses, expliquant son comportement - dont il se souvient vaguement - par son alcoolisme.C’est jeudi dernier que tout a basculé, en pleine rue, à Dammartin-en-Goële. Le quadragénaire venait de s’en prendre verbalement à des collégiennes, qu’il menaçait de viol. « Je suis toujours pris à partie par des petits jeunes. Je suis un miséreux. J’ai honte. Je demande pardon. J’avais bu six grandes bières et une demi-bouteille de vodka », a tenté de justifier le prévenu.Un « pauvre type alcoolique et donc malade »Pas de quoi convaincre la présidente, Cécile Lemoine, qui, à plusieurs reprises, a décrit son malaise : « On n’a même pas envie d’en parle...




