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Travail le 1er Mai : les petits commerçants plutôt favorables à la proposition de loi

تكنولوجيا
Euronews FR
2026/04/10 - 10:38 502 مشاهدة
Les boulangeries et les fleuristes français pourront-ils bientôt faire travailler leurs salariés le 1er Mai, journée historiquement fériée et chômée ? C'est l'objectif d'une proposition de loi, adoptée par le Sénat l'été dernier. Inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale en janvier, le texte avait été reporté faute de temps. Il sera finalement examiné ce vendredi 10 avril.Portée par deux sénateurs centristes et soutenue par le gouvernement, cette proposition de loi a pour objectif de permettre aux boulangers et aux fleuristes d'avoir "la liberté d'ouvrir les 1er Mai".Dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux, Gabriel Attal, patron des députés macronistes, met en avant une "situation absurde et injuste", affirmant qu'un "McDonald's peut ouvrir, mais pas une boulangerie artisanale"."Pourtant, ils demandent à pouvoir travailler le 1er Mai", assure le chef de file d'Ensemble pour la République (EPR), se mettant en scène achetant deux baguettes et affirmant qu'il s'agit d'une "loi de bon sens".Pour Marion Scheip, fondatrice et gérante de Parenthèse florale, à Lyon VIIe, l'important est surtout de "donner de la clarté, de donner un cadre". "L’année dernière, ça a été un flou total sur la loi, car chacun allait de sa propre interprétation", explique-t-elle.Auprès d'Euronews, elle reconnaît que son cas est "particulier", car elle est en capacité de faire fonctionner sa boutique toute seule le 1er Mai, comme elle l'a fait les années précédentes. Elle indique également avoir déjà abordé le sujet avec ses employés. "Comme c'est un métier passion et que c'est un temps de fête, ils m'ont toujours dit qu'ils avaient envie d'être là", poursuit-elle, affirmant que c'est aussi le cas pour les autres jours fériés."L'année dernière, certains m'ont demandé s'ils avaient besoin de travailler le 1er Mai." Jusqu’ici, la réglementation ne le permettait pas. Mais la réflexion pourrait s'engager si la loi est adoptée, notamment en raison de l'enjeu financier, le 1er Mai n'étant "pas vraiment rentable pour les fleuristes". "Est-ce réellement nécessaire d'avoir une ouverture totale ? Pas sûre", affirme la gérante.Le 1er Mai, une ouverture possible mais difficile"Ça semble simple et évident", assure Prisca Thevenot. "Mais visiblement, pas à gauche", majoritairement opposée à cette proposition de loi. Dans une vidéo postée sur X, la députée EPR détaille les contours de cette proposition.Ces commerces peuvent déjà ouvrir le 1er Mai, mais sans faire travailler ses employés. "S'ils ouvrent, ils devront gérer l'entièreté du travail : cuisson, production, vente, caisse. Tout ça pour une seule personne", indique-t-elle, prenant l'exemple d'une boulangerie. "Ce n'est pas une réalité, c'est une galère", poursuit-elle, affirmant que "beaucoup sont découragés et n'ouvrent pas".C'était le cas de Marina Prime, gérante d'une franchise de Maison Bécam, à Rennes. Elle a fait le choix de ne pas ouvrir en 2025 "car c'est impossible", explique-t-elle. Interrogée par Euronews, elle affirme qu'elle ouvrirait sa boulangerie si la loi était adoptée, "car on est un service de proximité et les gens veulent du pain frais le 1er Mai aussi. Je sais que si je suis ouverte, les gens seront contents et vont nous remercier".Cependant, une zone d'ombre demeure : celle de la rentabilité. "Est-ce que les gens seront au rendez-vous ? Je ne sais pas. Et ça dépendra aussi de l'ouverture des autres boulangeries sur Rennes. Peut-être que je vais [perdre sur] ma marge. Mais c'est surtout un service rendu à la population", ajoute la patronne."Ceux qui demandent à changer la loi ne sont pas les artisans", affirme de son côté Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, dans une publication sur X. "Ce sont les groupes de boulangeries industrielles, comme Paul, Brioche Dorée ou encore Marie Blachère qui possède 800 points de vente et 11 000 salariés", poursuit-elle.Basé sur le volontariatPrisca Thévenot réfute également l'argument selon lequel cette loi "remettrait en cause le droit des travailleurs". "C'est faux. Personne ne parle d'obligation, on parle de volontariat", assure la députée.Le texte précise par ailleurs qu'un salarié refusant de travailler le 1er Mai "ne peut faire l'objet d'une mesure discriminatoire [...]. Le refus ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement", est-il précisé.Un argument que conteste Luc Triangle, secrétaire général de l'International Trade Union Confederation (ITUC). "Laisser le choix de travailler le 1er Mai aux volontaires ne peut pas fonctionner, car ce volontariat face à l'employeur est toujours très relatif", estime-t-il. "Si le volontariat suffisait, il n'y aurait pas besoin de Code du travail."Même son de cloche du côté de Sophie Binet. "Je les invite à venir rencontrer les salariés qui travaillent le dimanche : ça n'est plus payé double, voire plus majoré. C'est parfois imposé dans le contrat. Rappelons que c'est le patron qui fixe le salaire, les horaires, qui définit le contenu du travail et qui peut licencier", appuie-t-elle. "Le “volontariat” face à son patron est donc toujours très relatif."À l'instar de Marina Prime, Abdallah Hbila, patron de La Fournée parisienne, à Montreuil, assure que la majorité de ses employés se sont déjà dits volontaires pour travailler le 1er Mai. Selon lui, l'ouverture ce jour-là représente un "réel bénéfice financier", explique-t-il à Euronews. Il précise toutefois avoir besoin d'au moins un salarié. "Tout seul, je ne peux pas. Donc si la loi passe, je serai ouvert le 1er mai".Une journée payée double ?Prisca Thévenot assure également que "travailler le 1er Mai, ça sera être payé davantage. Donc c'est une opportunité pour ceux qui veulent gagner plus". Gabriel Attal parle, lui, d'une journée "payée double"."On est déjà payés le 1er Mai, sans aller au travail", souligne, de son côté, la CGT, dans un communiqué. "C’est un jour férié pas comme les autres. Si on était obligés de travailler un jour de plus, alors c’est normal d’être payé un jour de plus ! Cet argument est une énorme arnaque", dénonce le syndicat."Étendre le travail le 1er Mai, c'est ouvrir la brèche pour supprimer le seul jour férié obligatoirement chômé et payé", estime Sophie Binet. "Ce n'est pas aider les petits artisans, c'est banaliser le travail ce jour-là pour des millions de salariés."Quelles entreprises concernées ?Si Gabriel Attal et Prisca Thévenot mettent en avant les boulangeries et les fleuristes, ce ne sont pas les seuls concernés par une ouverture potentielle le 1er Mai. La proposition de loi précise en effet plusieurs catégories d’établissements, notamment ceux "assurant la fabrication de produits alimentaires destinés à la consommation immédiate", ceux "dont l'activité exclusive est la vente de produits alimentaires au détail", ceux "exerçant une activité de vente de fleurs naturelles", ainsi que ceux "exerçant une activité culturelle".Une évolution qui va "profiter aux grands groupes qui se frottent les mains", estime Sophie Binet, citant Carrefour, Auchan, la FNAC ou Interflora. Selon la secrétaire générale de la CGT, cette loi impacterait "au moins 1,4 million de salariés"."Si demain, des commerces peuvent nous faire travailler le 1er mai, à qui cela profitera le plus ? Le boulanger de centre-ville et ses deux salariés, ou la direction des Carrefour, Auchan à la sortie de la ville ?", se demande également le syndicat.
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