« Sorda » : la maternité au défi de la surdité
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Alvaro Cervantes et Miriam Garlo, dans « Sorda », d’Eva Libertad. CONDOR DISTRIBUTION L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR Que peut le cinéma ? Nous installer pendant une heure et quarante minutes dans les pas d’un personnage ouvrant une fenêtre sur une existence différente de la nôtre. Peut-être même nous placer dans sa tête, à regarder le monde d’une nouvelle manière, avec un autre regard. Et dans le cas de Sorda, premier long-métrage en solo de la réalisatrice espagnole Eva Libertad, il faudrait même ajouter avec une autre écoute. Que peut le cinéma ? Peut-être le temps d’un film nous aider à ressentir et à comprendre les difficultés que rencontrent les personnes malentendantes dans leur quotidien. Ce que tentait déjà, il y a quelques mois, le très beau documentaire de Dominique Fischbach Elle entend pas la moto (2025), ou auparavant Sound of Metal (2019) de Darius Marder. Grâce au travail très fin sur le son que permet le médium, Sorda rend compte de ce qu’une femme sourde perçoit au milieu d’une conversation : sans appareils auditifs, cette couche de silence quasi impénétrable, ou avec, solution pour certains si imparfaite, ces murmures presque insaisissables mêlés à des sons agressifs, une violence supplémentaire. Il vous reste 75.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





