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Six Nations féminin : contrats fédéraux, plafond de verre, nouveau sélectionneur... «On n’est pas si loin des Anglaises», juge Yllana Brosseau

تكنولوجيا
Le Figaro
2026/04/18 - 06:08 502 مشاهدة
Six Nations féminin : contrats fédéraux, plafond de verre, nouveau sélectionneur... «On n’est pas si loin des Anglaises», juge Yllana Brosseau Par Arnaud Coudry Le 18 avril 2026 à 08h08 Suivre Sujets XV de France rugby féminin Lire dans l’app Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Yllana Brosseau contre l’Afrique du Sud, lors de la dernière Coupe du monde en Angleterre. Sandra Ruhaut / Icon Sport ENTRETIEN - Internationale depuis 2020, la pilier tricolore de l’ASM Romagnat, qui sera titulaire ce samedi face aux Galloises, évoque la situation du rugby féminin en France. Et confie ses espoirs pour l’avenir. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Une nouvelle ère pour le XV de France féminin. Un nouveau sélectionneur (François Ratier), un nouveau partenariat pour le championnat de France (Axa Élite 1) et des fortes ambitions pour la prochaine Coupe du monde en Australie, en 2029. À l’occasion de la rencontre organisée par Renault avec les pionnières du XV de France qui avaient disputé le premier match international de rugby féminin en 1982, Yllana Brosseau, pilier de l’ASM Romagnat et des Bleues (25 ans, 27 sélections depuis 2000) - elle est titulaire ce samedi (16h30) à Cardiff contre les Galloises lors de la 2e journée du Tournoi des six nations -, a confié au Figaro sa vision du rugby féminin en France. À découvrir Les résultats du Tournoi 2026 Classement 6 Nations 2026 Avant le début du Tournoi, vous avez rencontré les premières joueuses du XV de France féminin de 1982. Elles ont confié que le rugby a bien changé depuis cette époque...  Yllana Brosseau : C’est sûr que c’est un sport différent. Même notre génération, qui est du début des années 2000, on sent la différence avec des filles qui arrivent déjà préparées, qui ont commencé la muscu un peu plus tôt. Et je me suis dit que si nous, on le sent, je pense qu’avant, ça devait être encore bien différent comme sport, des autres règles, des contacts différents... (sourire) Et notre système d’investissement. On n’a vraiment pas le droit de se plaindre. Parce que je vois des filles dans mon club qui mériteraient tellement d’avoir un contrat Passer la publicité Publicité Vous avez un contrat fédéral, vous êtes semi-pro, comment se passe votre quotidien ? C’est vraiment une grosse chance parce que je sais qu’à côté de cela, je peux faire mes études à distance. J’ai deux licences, je suis en train de finir mon master. Et ça, je sais que je n’aurais pas pu le faire à haut niveau si je n’avais pas de contrat, si je n’étais pas accompagnée par la Fédération. Après, c’est forcément un poids sur nos épaules parce que nous ne sommes que 32 joueuses sous contrat en France. À côté de cela, on voit nos collègues de club qui ont un métier et, pourtant, qui viennent faire les mêmes séances de muscu que nous à 8 heures, à midi, les mêmes entraînements que nous pour finir le soir à 21h30. Quand je termine à 21h30, je mange, je vais me coucher et, le lendemain matin, je me lève à dix heures. Il y a des filles qui doivent se lever à 7 heures pour aller travailler. Nous qui sommes dans des meilleures conditions, on doit être meilleurs, on doit travailler plus, on doit vraiment montrer que le contrat ne nous est pas donné pour rien et il faut s’investir à 100% dans ça. À lire aussi «Rien n’arrête le rugby féminin» : Axa et la FFR dévoilent une pub qui pulvérise les clichés sexistes Cela vous met une pression particulière pour réussir ? On n’a vraiment pas le droit de se plaindre. Parce que je vois des filles dans mon club qui mériteraient tellement d’avoir un contrat, qui sont tellement fortes et qui sont passées à côté de l’équipe de France. À côté du rugby, elles n’ont pas le temps de récupérer, elles doivent travailler. Ce sont des choses auxquelles on pense toujours. Vous en parlez entre vous, celles qui ont un contrat, celles qui n’en ont pas ? Est-ce qu’elles le vivent mal ?  Oui, on échange beaucoup autour de ça, d’autant que ce sont des filles très curieuses. Elles posent beaucoup de questions, elles sont intéressées et elles aiment bien avoir nos points de vue par rapport à beaucoup de choses. Et même en club, les coachs s’appuient beaucoup sur les filles sous contrat, pour avoir leur point de vue sur beaucoup de choses. Donc on échange beaucoup autour de ça. Mais ce qui est bien avec l’arrivée du nouveau staff, c’est que beaucoup de joueuses de club sont entrées dans le système France, elles sont venues faire des stages et ont compris l’exigence à haut niveau. Elles ont compris l’exigence qu’elles doivent mettre en club. Une coéquipière de mon club de l’ASM Romagnat est venue faire un stage avant le Tournoi avec nous. Elle m’a dit : «Je comprends pourquoi vous râlez sur l’exigence, la performance qu’il faut mettre à l’entraînement.» Ce sont des choses qui permettent de partager une bonne vision et de faire évoluer le club. Il y avait moins de joueuses sous contrat en équipe de France par le passé ? Avant, les filles qui venaient en stage et qui n’avaient pas de contrat, c’était plutôt rare ou à la suite à des blessures de filles sous contrat. Sur un groupe de 38 joueuses, il y avait peut-être six filles qui n’avaient pas de contrat, contre trente-deux qui ont des contrats. Alors que maintenant, on avait compté lors du dernier stage, il y avait plus de filles hors contrat que de filles avec contrat. Du coup, ça ouvre surtout le champ à beaucoup de joueuses qui sont passées à la trappe dans les clubs et cela leur offre un défi. Sur les premières listes de joueuses retenues, il y avait beaucoup de néocapées. François Ratier n’a pas besoin de nous surcharger d’informations, il veut juste qu’on fasse bien des choses simples et que ce soit précis Qu’est-ce que François Ratier vous a apporté depuis son arrivée ? La vision de François est beaucoup axée sur la performance. Pour lui, si tu fais les choses bien, tu peux réussir. Tu peux faire le truc le plus simple, si tu le fais bien, ça peut réussir. Et il a cette vision-là. Il n’a pas besoin de nous surcharger d’informations, il veut juste qu’on fasse bien des choses simples et que ce soit précis. On a beaucoup travaillé sur la précision. Et après, il a dit qu’il nous laisserait libre cours pour nous approprier le projet. (Sourire) Mais, pour l’instant, les choses sont cadrées et bien faites. Il faut qu’elles soient répétées de la bonne manière pour, qu’après, on puisse dérouler, donner le meilleur possible avec nos qualités. À lire aussi Coupe du monde féminine de rugby : pourquoi les Bleues n’ont toujours pas brisé leur plafond de verre Passer la publicité Publicité Les Anglaises sont un peu votre bête noire, vous ne les avez pas battues depuis 2018. Leur modèle est totalement différent... Oui, leur système est super différent. Les filles ont des contrats en club, en plus d’être déjà internationales. Donc, elles n’ont pas vraiment un contrat avec la Fédé, mais elles sont payées parce qu’elles sont internationales. Mais elles sont pros dans leur club, toutes les joueuses de championnat ont des contrats. Après, ça varie selon si c’est une internationale ou une jeune qui arrive, elles n’ont pas toutes les mêmes salaires. En France, nous n’avons que 32 filles sous contrat. Il y a des contrats qui seront distribués après le Six Nations. Pour l’instant, on doit être 24-25 à avoir un contrat. Le reste sera distribué après les Six Nations et ces contrats prendront fin en juin 2027. Si le championnat de France va bien, l’équipe de France ira bien. Il faut aussi que la sélection soit ouverte à un groupe plus large de filles. Pensez-vous, à terme, avoir les moyens de rivaliser avec ces Anglaises ? On parle tout le temps d’un plafond de verre face à elles...  Je ne trouve pas qu’on est si loin que ça. Vraiment pas, surtout quand on regarde la dernière demi-finale (du Mondial). Sur le terrain, on a fait beaucoup d’erreurs, on a encaissé beaucoup d’essais sur nos erreurs. On a pêché sur des petites erreurs, comme contre la Nouvelle-Zélande (pour la petite finale). Je suis vraiment partisane du fait que les clubs doivent être rémunérés, on doit injecter de l’argent dans le rugby féminin. Si le championnat va bien, l’équipe de France ira bien. Il faut aussi que la sélection soit ouverte à un groupe plus large de filles. Tout cela nous apportera beaucoup d’engouement dans les clubs et ils seront de plus en plus performants. Après, je pense que les performances des clubs attireront plus de sponsors qui soutiendront championnat, ce qui - par ricochet - aidera l’équipe de France. Le partenariat signé entre le championnat de France féminin et avec AXA va dans ce sens-là... Ce naming permet de créer une entité claire et de mieux identifier notre championnat. Cela peut permettre à de plus petites entreprises de venir investir, que ce soit au niveau local ou au niveau national. Et je pense que ça aide à avoir une meilleure visibilité. Vous jouez dans le championnat de France depuis 2019. Mesurez-vous les progrès qui ont été faits dans cette compétition ?  Cela dépend des régions, je pense. Il y en a certaines où c’est un peu compliqué d’avoir du public, comme en Île-de-France par exemple, parce que le public est plus foot que rugby. Mais quand on se déplace dans des régions très rugby, il y a beaucoup plus de monde. Il y a des matchs de championnat qui arrivent à faire des guichets fermés, des matches à plus de 5.000 personnes. Et surtout, on sent l’engouement, y compris sur les réseaux sociaux. Il y a plus de gens qui connaissent les joueuses, et pas seulement les internationales. On constate que l’image du rugby féminin passe aussi maintenant par les joueuses de club...
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