Scandale du périscolaire : les animateurs parisiens appellent à la grève du 11 au 22 mai
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
Scandale du périscolaire : les animateurs parisiens appellent à la grève du 11 au 22 mai Par Emma Ferrand Le 7 mai 2026 à 13h48 Suivre Sujets éducation Paris violences Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Entre 150 et 200 parents et animateurs étaient réunis le 16 décembre devant l’Hôtel de Ville pour manifester. Paul Archambault / Le Figaro Sept syndicats d’animateurs dans les écoles de la capitale appellent conjointement à se mobiliser pendant plus de dix jours pour dénoncer les suspensions systématiques. Une manifestation se tiendra le 19 mai devant la direction des affaires scolaires. Passer la publicité Passer la publicité Publicité «La colère des agents s’étend», affirment les syndicats d’animateurs périscolaires parisiens. Du 11 au 22 mai, la CFDT, la CGT, Supap-FSU, l’Unsa, FO, l’UCP et la CFTC appellent à la grève des agents en charge du périscolaire et réclament des «mesures d’urgence» pour apaiser les tensions dans la profession, indique l’intersyndicale dans un communiqué de presse. Depuis plus de cinq mois, les écoles et la mairie de Paris sont secouées par des scandales en cascade de violences physiques ou sexuelles de la part d’animateurs. Rien que dans la capitale, depuis le début de l’année 2026, 78 animateurs ont été suspendus, dont 31 pour suspicions d’abus sexuels. En décembre dernier, Patrick Bloche, l’ancien premier adjoint à la mairie de Paris, également en charge de l’éducation, avait quant à lui annoncé la suspension de 52 animateurs en trois ans pour des signalements de violences sexuelles sur mineurs. Le 15 avril dernier, le Conseil de Paris a adopté le plan de 20 millions d’euros d’Emmanuel Grégoire pour lutter contre les violences dans le périscolaire. Passer la publicité Publicité Des suspensions «abusives» Ce mouvement de grève est aussi initié pour dénoncer les «suspensions abusives d’animateurs», précise Adam Semail, secrétaire général de la CFDT Paris. «La Ville de Paris veut grossir les chiffres du nombre d’agents suspendus pour faire bonne figure face à la presse, nous en avons la preuve», assure-t-il. De quoi tendre l’atmosphère entre animateurs au sein des écoles. Cette situation «dégrade encore plus les conditions d’accueil des enfants et les conditions de travail des agents. Nous rappelons que l’employeur a un devoir de protection de la santé physique et psychique des agents et que tout défaut en la matière peut relever de la faute inexcusable et d’une condamnation sur le plan pénal. Les agents doivent être accompagnés plutôt que présumés coupables», déclare l’intersyndicale dans son communiqué. Les professionnels demandent alors de mettre un terme aux «suspensions systématiques, hormis les suspicions de violences sexistes et sexuelles», et de renforcer l’accompagnement et le respect des droits des agents suspendus, tels que «l’accompagnement de représentants du personnel» ou «le droit au contradictoire». Ils appellent aussi à réduire les taux d’encadrement, à créer des postes d’animateurs et d’agents spécialisés des écoles maternelles, ou encore de généraliser l’accès aux formations diplômantes des agents et l’attribution de moyens pour «l’inclusion des enfants à besoins particuliers». Une manifestation est par ailleurs organisée le mardi 19 mai devant la direction des affaires scolaires de Paris (Dasco), dans le 4e arrondissement, à partir de 14 heures.



