Roland-Garros : «une défaite qui me fera grandir», assure Kouame après son élimination en 8 e de finale
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Roland-Garros : «Une défaite qui me fera grandir», assure Kouame après son élimination au troisième tour Par Romain Schneider, à Roland-Garros Le 30 mai 2026 à 22h51 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Suivre Sujets Moïse Kouame Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Après s’être entraîné samedi matin avec un maillot du PSG pour faire honneur à son club de cœur, la révélation du tournoi s’est présentée à la presse avec une tunique du Paris SG, sacré champion d’Europe pour la deuxième fois consécutive quelques minutes plus tôt. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Son duel du jour «C’était un match très serré, un gros combat pour moi. J’ai essayé de rester au contact dans le quatrième set et ça a payé, puisque j’ai réussi le break en fin de manche. Ensuite, dans le tie-break, tout s’est joué sur des détails. Globalement, je suis vraiment content de la semaine que j’ai réalisée et j’en veux encore plus pour la suite.» À découvrir Roland Garros simples messieurs Roland Garros simples dames Ce qu’il a appris sur lui-même «J’ai appris que, physiquement, je pouvais tenir sur de longs matchs et enchaîner plusieurs rencontres. C’est sûr que jouer à ce niveau de manière répétée est exigeant, mais avec encore quelques matchs comme ça, ce sera de plus en plus facile. J’essaie aussi de trouver des moyens de raccourcir les matchs ou, s’ils sont longs, de trouver des solutions pour les gagner. En termes d’expérience, je ne pouvais pas faire mieux : un match en trois sets, un autre de cinq heures, puis un en quatre sets avec beaucoup de tension. C’était une semaine très complète pour moi.» Passer la publicité Publicité Sa capacité à jouer des matchs longs «J’étais satisfait parce que, pendant les matchs, je n’ai presque pas ressenti de crampes. C’était une grande interrogation au début du tournoi : si je joue des matchs de trois heures ou plus, est-ce que mon corps va tenir ? La réponse est oui. C’est très positif pour moi et pour l’équipe. En match, il y a toujours ce facteur de stress, mais je pense que c’est bénéfique : cela veut dire que tu fais les choses bien et que l’adrénaline te maintient en éveil. Aujourd’hui, je n’ai pas réussi à la transformer en victoire, mais ça viendra.» Je pense que j’ai toujours su que j’avais un bon mental. Je suis quelqu’un qui n’abandonne jamais et qui peut renverser des matchs. Kouame Son mental «Je pense que j’ai toujours su que j’avais un bon mental. Je suis quelqu’un qui n’abandonne jamais et qui peut renverser des matchs, je l’ai déjà fait à de nombreuses reprises dans ma jeunesse… enfin, vous m’avez compris (rires). Je savais que je pouvais encore le faire ici à Roland-Garros. J’ai failli y parvenir aujourd’hui, ce n’est pas passé loin. Mais je sais que c’est une de mes armes.» L’ambiance sur le Lenglen «J’avais vraiment envie de disputer un autre match en cinq sets, surtout en sentant le public de plus en plus enflammé. J’ai essayé de capter cette énergie. Malheureusement, ça n’est pas allé au bout. Mais pour la suite, c’est important de savoir que le public peut me pousser dans mes retranchements.» Je ne suis pas un mauvais perdant, mais un joueur qui apprend de ses erreurs et cherche toujours à rebondir pour viser plus haut. Une défaite qui comptera «Après une défaite, il y a toujours une part de déception. En tant que compétiteur, j’ai toujours envie de gagner, mais ce n’est pas possible à chaque fois. Je suis déjà tourné vers la récupération pour arriver dans les meilleures conditions à Lyon, mon prochain tournoi (circuit Challenger, 2e division professionnelle). Aujourd’hui, j’ai perdu, peut-être que demain je gagnerai. Je retiens surtout que j’ai bien joué et proposé de belles choses toute la semaine. Ce n’est pas une défaite qui me pose problème, au contraire, elle va me faire grandir. J’y ai beaucoup appris sur moi-même, peut-être même plus que lors de mes deux victoires. Je ne suis pas un mauvais perdant, mais un joueur qui apprend de ses erreurs et cherche toujours à rebondir pour viser plus haut.» La suite dans des «petits» tournois «Je peux faire avec ou sans le public. On m’avait posé la même question lors de mon passage de Monaco à un 25 000 (3e division). On me demandait si la transition n’était pas trop difficile. J’avais répondu que non, et j’ai gagné le tournoi. Passer de Roland-Garros à Lyon ne sera pas compliqué, parce que je joue chaque match comme si c’était le dernier. Peu importe le lieu, je me concentre sur les objectifs fixés avec mon équipe. Que ce soit devant 10 000 personnes ou cinq, l’essentiel reste le même.» Passer la publicité Publicité Sa marge de progression «Il y aura toujours des axes d’amélioration. Mon service m’a parfois fait défaut dans ce match, mon coup droit aussi, avec quelques fautes dans des moments importants. Même si beaucoup de choses ont été bien réalisées cette semaine, je veux continuer à progresser pour être le plus performant possible.» Sa nouvelle notoriété «Quand je joue sur le Suzanne-Lenglen, il est plein, et c’est quelque chose de spécial. Et puis il y a aussi Instagram : en termes d’abonnés et de visibilité, j’ai clairement franchi un cap. Mais le plus important reste ce que je fais sur le terrain. Les supporters veulent me voir me battre, gagner des points, afficher du plaisir. J’espère pouvoir continuer à proposer cela tout au long de ma carrière.» Le sacre du PSG «Ça atténue à 50% ma défaite. J’ai pu assister à la séance de tir au but !» Propos recueillis en conférence de presse