Portrait présidentiel décroché : le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, sommé par le préfet de reconsidérer sa position
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Portrait présidentiel décroché : le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, sommé par le préfet de reconsidérer sa position Par Le Figaro avec AFP Le 6 mai 2026 à 18h14 Sujets Bally Bagayoko Saint-Denis Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le maire insoumis de Saint-Denis, Bally Bagayoko. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP Pour le représentant de l’État, la fonction de maire doit «rassembler les citoyens autour des institutions, au-delà des clivages politiques», alors que le geste de Bally Bagayoko «contrevient à cet usage bien établi». Passer la publicité Passer la publicité Publicité Un rappel à l’ordre en bonne et due forme. Le préfet de la Seine-Saint-Denis, Julien Charles, a annoncé mercredi avoir demandé au maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, de revenir sur sa décision de décrocher de son bureau le portrait du président Emmanuel Macron, tout en admettant que ce geste n'est pas illégal. «L’accrochage du portrait du président de la République dans les mairies, s'il ne relève d'aucune obligation légale, est un usage consacré par la tradition républicaine», écrit le préfet Julien Charles, dans un courrier adressé mardi au nouveau maire de Saint-Denis-Pierrefitte (150.000 habitants), deuxième commune la plus peuplée d’Île-de-France après Paris, publié sur le réseau social X. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard «Sa fonction est de rassembler les citoyens autour des institutions, au-delà des clivages politiques», argumente le préfet, pour qui le geste de Bally Bagayoko «contrevient à cet usage bien établi». Il invite donc le maire à «reconsidérer sa position» et à «veiller au respect de la tradition républicaine». Dès le mois d'avril, des journalistes avaient pu constater que le portrait d'Emmanuel Macron, décroché du mur, était retourné, dans un coin du bureau du nouveau maire LFI. Passer la publicité Publicité «De la symbolique» Dans une interview diffusée lundi sur LCI, Bally Bagayoko a expliqué que cela «relevait de la symbolique». Il a expliqué qu'il avait décidé de laisser le portrait présidentiel tel quel «tant que la République n'était pas en capacité de corriger les inégalités». Le maire très médiatisé de Saint-Denis, en campagne pour l'élection de Jean-Luc Mélenchon en 2027, dit attendre «l’avènement d'une gauche de rupture et d'un nouveau président». Plusieurs militants écologistes ont été poursuivis en justice ces dernières années en France pour avoir décroché - et emporté - des portraits de Emmanuel Macron, disant vouloir ainsi dénoncer l’«inaction» étatique face à l'urgence climatique. Certains ont été condamnés à des amendes pour «vol» quand d'autres ont été relaxés, notamment au nom de la liberté d'expression.





