«Plusieurs» collaborateurs ministériels écartés après des dépistages de drogue positifs, annonce Sébastien Lecornu
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«Plusieurs» collaborateurs ministériels écartés après des dépistages de drogue positifs, annonce Sébastien Lecornu Par Amaury Coutansais Le 22 juillet 2026 à 10h09 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Sébastien Lecornu Drogue Dépistage Lire dans l’app Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Écouter l’article 2 min 14 s Écoute en cours Nouvelle fonctionnalité ! Nouveau ! Écoutez vos articles avec des voix plus naturelles et un lecteur audio amélioré Le premier ministre français Sébastien Lecornu. Abdul SABOOR / REUTERS «On ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les "quartiers" et, dans le même temps, tolérer la consommation dans les "beaux quartiers"», a expliqué le premier ministre dans un entretien à Paris-Match. Passer la publicité Passer la publicité Publicité «Plusieurs» collaborateurs ministériels ont été écartés à la suite de dépistage de drogue, a annoncé ce mercredi le premier ministre Sébastien Lecornu dans un entretien accordé à Paris-Match . «Beaucoup disent que je l’ai fait pour des raisons d’exemplarité. C’est vrai. Mais je l’ai surtout fait pour des raisons de vulnérabilité», a-t-il expliqué. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard La consommation de drogue «concerne tous les milieux», environ «un million de personnes». «On ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les ’quartiers’ et, dans le même temps, tolérer la consommation dans les ’beaux quartiers’», a-t-il justifié. Ces dépistages demeureront, selon le premier ministre. Passer la publicité Publicité «Les tests ont un caractère aléatoire. Ils continueront. Et je ne doute pas que mes successeurs iront peut-être encore plus loin». Le 16 juin dernier, par circulaire, Sébastien Lecornu avait demandé aux ministres d’organiser «des dépistages inopinés et obligatoires, sous la forme de tests salivaires» aux membres du cabinet «au regard de la nature des missions qu’ils exercent, de leur exposition et de l’exigence particulière d’exemplarité qui s’applique à eux». Ces dépistages concernent également les ministres eux-mêmes. «On n’entend pas rendre publics les noms» Pour l’État, la consommation de drogue constituerait «au-delà de leur propre mise en danger et de l’impact sur le service, une vulnérabilité personnelle susceptible d’être exploitée par des groupes de pression, des réseaux criminels ou des manœuvres d’ingérence». «En cas de résultats positifs, vous apprécierez les conséquences qu’il convient de tirer, y compris sur un plan disciplinaire. Il en ira de même en cas de refus de se soumettre à ces tests», avait-il précisé. L’entourage du premier ministre avait toutefois assuré mi-juin que les noms des drogués ne seraient pas dévoilés. «On n’est pas un tribunal. On a lancé cette campagne de dépistage au nom de l’exemplarité et de la sécurité de l’État. Ces postes exposent et rendent par nature les postes vulnérables. On n’entend pas pour autant rendre publics les noms». Le député François Jolivet avait demandé à la présidente de l’Assemblée de soumettre les députés et leurs collaborateurs à ces mêmes dépistages. En octobre 2024, le député Insoumis, Andy Kerbrat, avait été pris en flagrant délit d’achat de stupéfiant. Il est de retour sur les bancs du Palais-Bourbon après avoir été «exclu temporairement» et suivi une cure. «Il y a un tabou sur l’addiction. La France a un problème de santé publique et les politiques ne regardent pas le sujet en face», avait-il jugé.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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