Pionnière du low-cost, la compagnie Spirit Airlines va cesser ses activités malgré les tentatives de sauvetage de l’administration Trump
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Pionnière du low-cost, la compagnie Spirit Airlines va cesser ses activités malgré les tentatives de sauvetage de l’administration Trump Par Le Figaro avec AFP Le 2 mai 2026 à 09h22 Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Tous les vols Spirit ont été annulés samedi matin. La compagnie aérienne va cesser ses activités. Marco Bello / REUTERS Dans une situation financière périlleuse et plombée par la hausse des prix des hydrocarbures liée à la guerre au Moyen-Orient, la compagnie aérienne américaine a annoncé samedi l’arrêt «progressif» de ses opérations. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Spirit Airlines ne volera plus. La compagnie aérienne américaine à bas coûts a annoncé samedi que tous ses vols avaient été annulés et qu'elle entamait «l'arrêt progressif» de ses activités, à la suite de l'échec des discussions visant à la sauver. «Spirit Aviation Holdings, Inc., société mère de Spirit Airlines, a annoncé aujourd'hui avec regret que la société avait commencé une cessation progressive et ordonnée de ses activités, avec effet immédiat. Tous les vols Spirit ont été annulés et les clients de Spirit ne doivent pas se rendre à l'aéroport», a indiqué la compagnie aérienne dans un communiqué tôt samedi matin. Spirit Airlines avait déposé le bilan à l’été 2025 pour la seconde fois en moins d’un an. La Maison-Blanche a un temps songé à un plan de sauvetage, avec une aide de 500 millions de dollars, perspective que certains dénonçaient comme une nationalisation déguisée. Le gouvernement souhait apporter ces fonds en échange de «warrants», des titres convertibles en actions pouvant être vendues ultérieurement. Il aurait ainsi pu détenir jusqu’à 90% du capital. Interrogé en avril sur les vicissitudes de Spirit par la chaîne CNBC, le président Donald Trump avait confié qu’il «(aimerait) que quelqu’un achète Spirit. C’est 14.000 emplois». Et d’ajouter: «Peut-être que le gouvernement fédéral devrait l’aider. Je vais en parler à mes équipes». Sans succès. Passer la publicité Publicité Concurrence des tarifs «basic economy» des compagnies traditionnelles La compagnie aux avions à la livrée jaune vif avait pourtant annoncé fin février un accord de principe avec ses créanciers, anticipant une sortie de la procédure de faillite en «fin de printemps ou début de l’été». Mais la hausse du prix des hydrocarbures liée à la guerre au Moyen-Orient depuis fin février «est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase» pour Spirit Airlines, déjà dans une situation financière périlleuse, explique à l’AFP Jan Brueckner, professeur émérite d’économie à l’université de Californie à Irvine. Le prix du kérosène a plus que doublé depuis le 28 février. Pour Jan Brueckner, il était pourtant «bénéfique de préserver ce type de concurrence aérienne qui aide à maintenir les prix bas» avec ses propres services, mais aussi en forçant les compagnies traditionnelles à proposer des options peu chères similaires. En créant la tarification «basic economy» (choix du siège et bagages payants, etc), ces dernières font concurrence aux low-cost. «Cela participe au problème» des compagnies à bas coûts, selon l’universitaire.





