Pete Hegseth s'en prend aux Européens, appelés à s'abstenir de faire «la morale»
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Pete Hegseth s'en prend aux Européens, appelés à s'abstenir de faire «la morale» Par Le Figaro avec AFP Le 30 mai 2026 à 10h12 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets OTAN Pete Hegseth Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Donald Trump exige depuis longtemps que les Européens prennent davantage en charge leur propre sécurité. Edgar Su / REUTERS En déplacement à Singapour, le secrétaire américain à la Guerre a de nouveau reproché aux alliés européens de Washington d’avoir «trop longtemps» ignoré les appels à renforcer leur défense. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Pete Hegseth a annoncé d'«importantes décisions» à venir concernant la sécurité en Europe, dans un discours lors d'une grande conférence de défense, le Dialogue de Shangri-La. Il y a loué les pays asiatiques qui selon lui «ont depuis longtemps compris que le socle d'un partenariat durable ne repose pas sur des valeurs idéalistes, mais sur un alignement concret des intérêts nationaux». «Lorsque nos intérêts convergent, nous agissons ensemble avec détermination. Lorsque nos intérêts divergent, nous nous adaptons avec pragmatisme, sans drame et sans faire la morale. Je pense que l'Europe occidentale pourrait en prendre de la graine», a-t-il déclaré. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Reprenant la position très critique de l'administration Trump envers les Européens, Pete Hegseth a reproché à ces derniers d'avoir longtemps tenu «une rhétorique mondialiste creuse au sujet d'un ordre international fondé sur des règles pendant que les capitales européennes ouvraient grand leurs frontières et vidaient leurs armées de leur substance». Passer la publicité Publicité Donald Trump exige depuis longtemps que les Européens prennent davantage en charge leur propre sécurité. Il veut réduire la présence militaire américaine sur le Vieux continent, un sujet revenu sur la table ces dernières semaines face à leur refus de soutenir sa guerre contre l'Iran. À lire aussi Les Européens à l’épreuve du désengagement américain de l’Otan «L'Europe et l'Otan ont d'importantes décisions à prendre et vous en saurez plus bientôt», a déclaré samedi Pete Hegseth au Dialogue de Shangri-La, conférence intergouvernementale sur la sécurité organisée chaque année à Singapour. «Pendant trop longtemps, les appels polis à nos alliés européens pour qu'ils dépensent davantage pour leur propre défense sont restés lettre morte», a-t-il regretté. «Ils sont enfin en train de rattraper leur retard.» Sous la pression de Donald Trump, l'Otan s'est fixé l'an dernier comme objectif d'investir collectivement 5% du PIB de ses membres dans la défense, mais la plupart des pays concernés en sont encore très loin. Lors d'une récente réunion de l'Alliance atlantique en Suède, le chef de la diplomatie Marco Rubio a confirmé aux Européens qu'ils devraient apprendre à vivre avec moins de soldats américains. Il a indiqué qu'un ajustement serait prochainement annoncé concernant ce que certains à l'Otan appellent «la cavalerie», le vivier de forces pouvant être mobilisées dans les 180 jours en cas de nécessité.




