« Parfois, c’est dur à encaisser » : l’essor des enquêtes familiales sur les secrets du passé
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EnquêteEnquêteSociété« Parfois, c’est dur à encaisser » : l’essor des enquêtes familiales sur les secrets du passéLes services d’archives des hôpitaux psychiatriques sont de plus en plus sollicités par des demandes de petits-enfants ou de petits-neveux qui passent des années à enquêter sur leurs aïeux, quitte à découvrir des réalités crues et choquantes.Par Bérangère Lepetit Le 15 avril 2026 à 17h01Hôpital psychiatrique de Ville-Évrard, à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis). Les demandes de recherches généalogiques adressées aux archives de l’AP-HP sont passées de 436 en 2023 à 579 en 2025. (Illustration) AFP/Christophe ArchambaultOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerSa grand-tante juive polonaise, Hélène, a été internée à 19 ans en hôpital psychiatrique pour schizophrénie. C’était en 1939. Elle y restera 11 ans, ballottée d’hôpital en hôpital, de Paris en Bretagne, jusqu’en 1950 où elle mourra de tuberculose. Un destin tragique dans lequel Nastasia Time, coach et conférencière, s’est plongé pendant sept ans, sollicitant les archives départementales et celles des hôpitaux psychiatriques comme ceux de Paul-Guiraud à Villejuif (Val-de-Marne).« J’ai retrouvé des courriers où elle écrivait à ses parents en demandant qu’on vienne la chercher. J’ai aussi mis la main sur des photos assez dures, où on la voit, les mains recroquevillées », explique la trentenaire. De sa quête, elle a fait un passionnant podcast sur sa famille : « Remonter la piste ». Comme des dizaines de particuliers chaque année, Nastasia voulait « redonner de l’espace dans (s)a famille » à Hélène, cette aïeule vite oubliée, entre honte et non-dits, et retracer ses conditions d’hospitalisation éprouvantes. « Elle a perdu des dizaines de kilos à cause des famines pendant la guerre », raconte Nastasia.Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour15 avril 2026Lire le journal





