Mort de Bernadette Chirac : «Femme indépendante, «grande amie», «dignité rare»... La classe politique s’émeut de la disparition de l’ex-première dame
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Mort de Bernadette Chirac : «Femme indépendante», «grande amie», «dignité rare»... La classe politique s’émeut de la disparition de l’ex-première dame Par Sidonie Rahola-Boyer Le 6 juin 2026 à 12h46 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Bernadette Chirac mort Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp La veuve de l’ancien président de la République Jacques Chirac s’est éteinte vendredi soir à l’âge de 93 ans. Elle aura été la seule première dame à avoir elle-même exercé un mandat politique sur son nom propre. Passer la publicité Passer la publicité Publicité À droite comme à gauche, l’ensemble de la classe politique a, ce samedi 6 juin, rendu hommage à Bernadette Chirac, dont la disparition vient d’être annoncée. «Elle a marqué notre Histoire aux côtés du président Jacques Chirac, la vie de la Corrèze où elle était élue, le destin de millions de malades anonymes aussi, grâce à son engagement intime et constant», a rapidement écrit l’actuel président de la République Emmanuel Macron sur X. «Bernadette Chirac a changé tant de vies avec discrétion et obstination. Une grande dame de cœur s’en va. La Nation partage le chagrin de sa famille, de ses proches, de tous ceux qui l’aimaient», poursuit-il. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard «Avec la disparition de Bernadette Chirac, je perds une grande amie qui m’a toujours soutenu politiquement comme personnellement», a réagi sur X Nicolas Sarkozy. «Elle était fidèle, courageuse, drôle, intransigeante, affectueuse. Je ne saurais choisir entre tous les souvenirs merveilleux comme douloureux que nous avons partagés ensemble au cours de ces cinquante dernières années», poursuit l’ancien président de la République. «C’est une époque qui se termine avec son départ. J’en éprouve, comme beaucoup de Français, une profonde nostalgie», ajoute-t-il. «Ma seule consolation est, dans la conviction qui m’habite, qu’elle va pouvoir maintenant retrouver Jacques qui a dû tellement s’ennuyer sans elle et Laurence qui a tant compté dans sa vie. (...) Au revoir ma chère Bernadette. Vous méritez bien ce repos.» Passer la publicité Publicité «Bernadette Chirac était une femme obstinée, volontaire mais surtout indépendante», a également écrit sur X l’ancien chef d’État François Hollande. Il se souvient d’une femme engagée «auprès de son mari», «comme première dame», «envers les plus fragiles avec la belle initiative des Pièces Jaunes», «au service de la Corrèze»... «Je peux témoigner qu’elle ne lâchait rien pour son canton», ajoute-t-il. «Bernadette Chirac avait réussi à imposer sa personnalité, ses idées et son style dans un univers qui ne lui était pas acquis. Je garde d’elle l’image d’une femme qui a réussi à donner un sens à une vie que le destin avait rendue exceptionnelle», conclut l’ancien locataire de l’Élysée. «Première dame généreuse» Les principales figures descendantes de sa famille politique se sont aussi empressées de lui rendre hommage, à l’instar du président des Républicains Bruno Retailleau. «La France perd une femme d’exception», a-t-il écrit sur le réseau social d’Elon Musk. «Bernadette Chirac aura incarné, avec une dignité rare, le sens du devoir, l’amour de la France et la fidélité aux siens». L’actuel maire de Nice Éric Ciotti fut même l’un des premiers à réagir à l’annonce, par sa fille, du décès de Bernadette Chirac. «La France pleure une première dame généreuse, figure emblématique de l’opération Pièces jaunes et présidente de la fondation Claude Pompidou. Nice a été témoin de son engagement à travers l’Institut Claude Pompidou contre la maladie d’Alzheimer», cite notamment le président d’UDR. L’ancienne ministre de la Culture Rachida Dati dit avoir appris «avec tristesse» cette disparition. «Femme de caractère, de conviction et d’engagement, elle aura marqué la vie publique française», estime-t-elle. «La France perd aujourd’hui une figure qui a marqué la vie politique de notre pays pendant plus d’un demi-siècle», déplore également Valérie Pécresse. «Bernadette Chirac n’était pas seulement l’épouse d’un président : elle était une femme engagée, élue locale enracinée en Corrèze, artisan discret mais déterminant des victoires de 1995 et 2002», ajoute la présidente de la région Île-de-France. Participer «à sa façon» au «combat féministe» «Bernadette Chirac occupait une place particulière dans le cœur de nombreux Français» a par ailleurs écrit la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. «Première dame, femme politique, femme d’engagement avec les Pièces jaunes, elle avait su nouer avec les Français un lien rare, fait de fidélité et de proximité.» Élisabeth Borne a quant à elle indiqué avoir appris «avec une grande tristesse» la disparition de Bernadette Chirac. «Tout au long de sa vie publique, elle s’est engagée avec détermination au service des Français, notamment des plus fragiles. Son action a durablement marqué notre pays», a suggéré l’ancienne première ministre. «Bernadette Chirac n’était pas seulement la “femme de” ou la “veuve de”. Elle sut se donner une place dans un siècle où les femmes étaient encore présentées comme la simple prolongation de leurs époux», a indiqué le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure. Passer la publicité Publicité Il souligne qu’elle a su, «à sa façon», participer «au combat féministe». En hommage à Bernadette Chirac, le Emmanuel et Brigitte Macron invitent toutes celles et ceux qui le souhaitent à se rendre dès 15 heures à la Maison Élysée située en face du Palais. Un registre de condoléances sera mis à disposition.





