Marathon de Paris : malgré l’opposition, la ville change d’organisateur pour les quatre prochaines éditions
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Marathon de Paris : malgré l’opposition, la ville change d’organisateur pour les quatre prochaines éditions Par Le Figaro avec AFP Le 21 mai 2026 à 10h13 Sujets Marathon de Paris Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Les participants au marathon de Paris le 12 avril dernier. Xinhua / Icon Sport La ville de Paris a choisi le groupement Cadence, au détriment d’ASO, l’organisateur historique depuis près de 30 ans. Déclenchant les protestations des élus écologistes, lfistes et communistes. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Comme dévoilé il y a trois semaines par Le Figaro, la ville de Paris a attribué mercredi l'organisation des quatre prochaines éditions du marathon de Paris au groupement Cadence, qui comprend une société de l'agence Havas contrôlée par Vincent Bolloré, au détriment d'ASO, l'organisateur historique depuis près de 30 ans. Ce changement de concessionnaire, validé par le Conseil de Paris, a créé des remous au sein de la majorité du nouveau maire PS Emmanuel Grégoire, où écologistes et communistes ont voté contre, au motif que M. Bolloré est le premier actionnaire de Havas Events, l'une des trois sociétés composant le groupement Cadence. « Je comprends les contraintes du marché public, mais dans le contexte, confier le marathon à Bolloré, c’est non » Ian Brossat, co-président du groupe communiste Passer la publicité Publicité «On ne veut pas confier le marathon de Paris à une filiale de Bolloré qui a la mainmise sur de nombreux réseaux d'influence afin de marteler son récit politique», a justifié Guillaume Durand, co-président du groupe écologiste. «Je comprends les contraintes du marché public, mais dans le contexte, confier le marathon à Bolloré, c'est non. L'extrême droite exerce son entrisme partout, il faut lui faire barrage», a abondé le sénateur Ian Brossat, co-président du groupe communiste. L'élu écologiste d'opposition Emile Meunier, du groupe co-présidé par l'Insoumise Sophia Chikirou, a raillé le «sens du timing de M. (Emmanuel) Grégoire, qui arrive à attribuer les joyaux de la couronne à Bolloré au moment où plus de 2.000 artistes s'élèvent contre la mainmise» du milliardaire conservateur sur le cinéma. 78 voix pour, 44 contre, 13 abstentions Selon la délibération votée par le Conseil de Paris (78 voix pour, 44 contre, 13 abstentions), le groupement Cadence (Keneo, Havas et Avena Event) se voit confier le contrat de concession de l'organisation et de la gestion des éditions du semi et marathon de la capitale de 2027 à 2030. ASO (Amaury Sport Organisation) était depuis 1998 l'organisateur de l'une des épreuves sportives les plus courues au monde avec près de 55.000 inscrits pour le semi-marathon et plus de 66.000 pour le marathon, rappelle la ville de Paris. Passer la publicité Publicité «L’offre du groupement Cadence est la mieux notée» «L'offre du groupement Cadence est la mieux notée», explique la ville, qui avait reçu trois offres (Cadence, ASO et Playground) lors du lancement de sa consultation en 2025 - le contrat avec ASO se terminant avec les éditions de 2026. Le nouveau contrat permettra à la ville d'empocher une redevance minimum garantie annuelle de 3,5 millions d'euros, soit «près du double» du contrat sortant, ont souligné des élus. Il propose en outre des tarifs bas pour les personnes au RSA, des dossards solidaires, la suppression du plastique à usage unique, des ravitaillements sans emballage, ainsi que des parcours permettant «d'honorer tous les quartiers de Paris», a fait valoir Maxime Sauvage, l'adjoint aux sports. «La présence de Bolloré au sein du groupe est loin de nous laisser indifférents. Mais ça n'est pas au Conseil de Paris de réécrire les règles de la commande publique», a défendu Jérôme Coumet, co-président du groupe socialiste.
