Les géants de l’IA s’arrachent ce métier et les meilleurs d’entre eux sont parfois mieux payés que les ingénieurs
•Les géants de l’IA s’arrachent ce métier et les meilleurs d’entre eux sont parfois mieux payés que les ingénieurs Par Q.P.
•Le 15 juillet 2026 à 16h49 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets IA Intelligence artificelle Philosophe Recrutement Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité !
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Les géants de l’IA s’arrachent ce métier et les meilleurs d’entre eux sont parfois mieux payés que les ingénieurs Par Q.P. Le 15 juillet 2026 à 16h49 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets IA Intelligence artificelle Philosophe Recrutement Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Une statue du philosophe Aristote, en Grèce. Panos / ADOBE STOCK Qui aurait cru que les philosophes deviendraient les coqueluches des grands noms de l’intelligence artificielle en matière de recrutement ? Il y a plusieurs explications très rationnelles à ce phénomène. Passer la publicité Passer la publicité Publicité C’est un véritable changement de paradigme. Après avoir recruté à tour de bras les meilleurs ingénieurs, les leaders de l’intelligence artificielle changent de stratégie. Depuis 2024, Anthropic, Google DeepMind ou OpenAI font entrer des philosophes au cœur de leurs équipes, explique un article très détaillé de The Economist à ce sujet. Leur mission ? Elle est à la fois simple comme bonjour et très complexe : définir les grands principes moraux qui guideront les IA, réfléchir à la conscience artificielle et encadrer des technologies toujours plus puissantes. La «Constitution» de Claude et ses 20.000 mots Quelques exemples : chez Anthropic, la philosophe Amanda Askell joue un rôle central dans la mesure où elle supervise méticuleusement la rédaction de la «Constitution» de Claude. Une sorte de Code civil de l’IA - si l’on caricature - de plus de 20.000 mots qui détermine les principes auxquels le modèle doit se conformer dans chacune de ses réponses. Pour l’élaborer, les équipes puisent aussi bien dans la pensée de Kant que dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, sans oublier, ce qui est une chose plus sibylline... les conditions d’utilisation d’Apple ! Passer la publicité Publicité Chez OpenAI, Sam Altman ne cache pas de son côté employer des centaines de spécialistes de l’éthique pour participer à la définition des règles qui encadrent ChatGPT. Cette nouvelle demande n’est pas sans conséquence : elle provoque une véritable fuite des cerveaux tout à fait compréhensible. Attirés par des salaires très élevés, de l’equity, et la perspective de participer à l’un des plus grands défis technologiques du siècle, de nombreux doctorants galvanisés par le challenge quittent désormais le monde universitaire pour rejoindre les laboratoires d’IA. En quelques années, des décennies de recherche philosophique ont acquis une valeur stratégique pour les entreprises qui développent les modèles d’IA les plus avancés. Les entreprises cherchent désormais des approches plus sophistiquées, capables d’intégrer les nuances du raisonnement moral. C’est précisément là que la philosophie entre en jeu. Son objectif n’est plus seulement de définir ce qui est bien ou mal, mais aussi de comprendre comment une IA établit des liens entre ces notions. Rémunérations à six chiffres Un chercheur de l’université d’Exeter - dont les travaux sont cités par le magazine Science & Vie - met d’ailleurs en évidence un phénomène préoccupant : lorsqu’un modèle est autorisé à enfreindre une seule règle, il tend ensuite à en transgresser beaucoup d’autres. Ce comportement s’expliquerait par les liens sémantiques complexes présents dans les gigantesques corpus qui servent à entraîner les IA. La philosophie analytique devient alors un outil précieux pour cartographier ces connexions invisibles. Les grands laboratoires d’IA proposent désormais à certains philosophes des rémunérations à six chiffres, auxquelles s’ajoutent souvent des stock-options. Les meilleurs d’entre eux sont mieux payés que certains informaticiens ou ingénieurs. Cette ruée vers les profils en philosophie suscite néanmoins des interrogations. Plusieurs chercheurs craignent que les entreprises orientent progressivement les travaux universitaires en privilégiant les recherches qui servent leurs intérêts stratégiques. Affaire à suivre.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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