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Les films au cinéma cette semaine : faut-il voir ou éviter Le Virtuose, L’Objet du délit et Tout va super ?

سياسة
Le Figaro
2026/05/26 - 20:02 504 مشاهدة
Les films au cinéma cette semaine : faut-il voir ou éviter Le Virtuose, L’Objet du délit et Tout va super ? Par Eric Neuhoff, Constance Jamet, Olivier Delcroix Etienne Sorin Le 26 mai 2026 à 22h02 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Suivre Sujets Les films de la semaine Agnès Jaoui Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Agnès Jaoui dans L’Objet du délit, Leo Woodall dans Le Virtuose, les zombies de Colony. Copyright 2026 LES FILMS DU KIOSQUE – STUDIOCANAL - ANNE-FRANÇOISE BRILLOT Black Bear Pictures ARP Distribution La comédie d’Agnès Jaoui sur les travers du temps dédiée à Jean-Pierre Bacri, un accordeur de piano qui tombe dans la criminalité, un film de zombies ou une comédie romantique... La sélection cinéma du Figaro. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Sommaire L’Objet du délit - À voir Le virtuose - À voir Colony - À voir Tout va super - À éviter L’Objet du délit - À voir Comédie dramatique d’Agnès Jaoui - 2h13 À découvrir TV ce soir : retrouver notre sélection du jour Agnès Jaoui nous transporte dans le Midi. On joue Les Noces de Figaro  en plein air. Les répétitions vont bon train. La metteuse en scène est mannequin, ou influenceuse, ou les deux. Les auditions ont eu lieu à Paris. Toute cette petite troupe s’est déplacée en Provence, avec ses espoirs et ses rancunes. Le spectacle est moderne. Eye Haïdara , la dernière maîtresse de Cérémonie à Cannes, incarne Chérubin. Cela occasionne quelques quiproquos entre les interprètes. Le ténor italien est accusé d’avoir eu un geste déplacé envers sa partenaire. MeToo débarque sur les planches. Le chanteur est mis au ban. La révolte gronde. Les représentations vont-elles être annulées ? Assemblées générales, votes à main levée, l’arsenal est au complet. Hannah, la cantatrice (Jaoui en personne), soupire. Quelle histoire ! La sanction est peut-être un peu lourde, non ? Passer la publicité Publicité Dans cette comédie qui décrit les travers du temps, dédiée à feu Jean-Pierre Bacri, la réalisatrice et actrice secoue, provoque et irrite. Ce divertissement élégant comporte sa part de sérieux. La réalisatrice s’attaque à un sujet délicat. Elle marche sur des œufs, un pas en avant, un pas en arrière. Cela s’appelle la nuance. On assiste à l’envers du décor. L’époque en prend pour son grade. On se croirait parfois chez Anouilh qui se serait abonné à Mediapart. É. N. La note du Figaro : 3/4 À lire aussi Notre critique de L’Objet du délit : Agnès Jaoui nous offre l’enfer du décor Le virtuose - À voir Policier de Daniel Roher - 1h49 Pianiste à l’oreille absolue, Nicky (Leo Woodall) ne peut plus jouer depuis qu’il a développé une hyperacousie. Son ouïe est tellement sensible que le moindre son devient douloureux. Le prodige s’est reconverti dans une profession plus artisanale et ingrate : accordeur de pianos pour les conservatoires et les riches New-Yorkais. Un soir, pour dépanner son patron Harry (Dustin Hoffman ) qui a oublié le code de son coffre-fort, Nicky a l’idée d’utiliser son hyperacousie pour détecter les cliquetis qui annoncent la bonne combinaison. Quelques jours plus tard, alors qu’il s’escrime sur un piano dans une belle villa, Nicky perçoit des bruits sourds qui le gênent. Arrivé à l’étage, des membres du personnel de sécurité tentent d’ouvrir un coffre-fort au chalumeau. D’une naïveté confondante, Nicky croit en leurs explications. De fil en aiguille, Nicky va se faire recruter par cette bande d’agents véreux. Nicky tombe dans les bas-fonds de la criminalité. Pour son premier long-métrage de fiction, le documentariste canadien Daniel Roher, oscarisé à 29 ans pour son portrait de l’opposant russe Navalny, surprend par son aisance à passer de la tendresse à la violence, du quotidien le plus trivial au suspense le plus étouffant. C. J. Passer la publicité Publicité La note du Figaro : 3/4 À lire aussi Notre critique du Virtuose : un braqueur sans fausse note Colony - À voir Épouvante de Yeon Sang-ho - 2h02 Alors que se tient un symposium scientifique en haut d’une tour ultramoderne à Séoul, un jeune savant en rupture de ban lâche un virus dégénéré qui transforme une partie des gens en zombies télécommandés par une intelligence collective. Coincés avec d’autres survivants, un biologiste et son ex-épouse tentent de survivre tandis que l’horreur s’étend à l’intérieur du centre commercial. Pour ce divertissement aussi terrifiant que jubilatoire, la grande idée de Yeon Sang-ho est d’avoir verticalisé son terrain de jeu. Enfermés au sommet d’une tour, ses personnages n’ont plus d’autre issue que la chute. Ce simple changement d’axe suffit à renouveler l’énergie du genre et à installer une tension presque claustrophobique. Comme toujours chez lui, le genre sert de révélateur social. Ici, les zombies ne courent pas seulement après les vivants: ils errent, par grappes visqueuses, dans les galeries marchandes comme des consommateurs décharnés. O. D. La note du Figaro : 3/4 À lire aussi Notre critique de Colony : un film de zombies aussi effrayant que malin Tout va super - À éviter Comédie de Patrick Cassir - 1h31 Passer la publicité Publicité La meilleure scène du film est dans la bande-annonce. Elie (Hakim Jemili) et Anaïs (Marie Colomb) se rencontrent le 31 décembre dans un bar. Coup de foudre entre le grand garçon un peu gauche et la charmante mixologue qui n’ont nulle part où aller pour une première nuit fiévreuse. La chauffeuse de taxi, émue par les deux tourtereaux sans nid, les accueille chez elle, un studio trop petit pour une relation intime. La scène est bien dialoguée, bien jouée, bien rythmée. On a envie d’y croire. Et puis plus rien, ou pas grand-chose sinon Noémie Lvovsky dans un énième rôle de mère étouffante, cette fois en rémission d’un cancer, et Rudy Milstein en aide à domicile incompétent mais plein de bonne volonté. Elie cache à Anaïs la rechute de sa mère, sans que l’on comprenne pourquoi. Entre gravité et légèreté, la comédie romantique de Patrick Cassir est trop neutre pour émouvoir. E.S. La note du Figaro : 1/4
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