Le sens de la démesure du styliste André Leon Talley célébré dans une exposition
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André Leon Talley dans le jardin du Savannah College of Art and Design, à Atlanta (Etats-Unis), en 2008. COURTESY SCAD « Personne ne veut voir ces fringues ! », s’exclame André Leon Talley, autour de la table du déjeuner. Ce jour de 2020, le commissaire d’exposition Rafael Brauer Gomes et le designer Ruben Toledo lui suggèrent pour la première fois d’imaginer une mise en avant de son vestiaire hors norme au Savannah College of Art and Design (SCAD), à Atlanta (Etats-Unis). « ALT », comme le surnomme le milieu de la mode, a beau être un proche de toujours de l’université américaine, « il lui a fallu quelques mois pour se faire à l’idée de cet accrochage », se souvient aujourd’hui Rafael Brauer Gomes. Sa mort, à 73 ans, en janvier 2022, a chamboulé les plans. Extraits de sa maison de la banlieue chic de White Plains, près de New York, les vêtements et accessoires les mieux conservés ou les plus onéreux ont été, selon sa volonté, confiés à Christie’s dès 2023, les bénéfices de la vente aux enchères revenant à deux Eglises de la communauté afro-américaine. Il reste toutefois matière à se régaler avec l’exposition finale, visible jusqu’à fin octobre à l’annexe française de la SCAD, à Lacoste, village perché du Luberon. Fruits d’une donation, son turban YSL, ses canotiers, mules Gucci mordorées et phénoménales capes en taffetas ou georgette de soie, déjà exposés sur le campus d’Atlanta à l’automne, ne manquent en effet pas d’allure. Il vous reste 70.13% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




