Le Schmilblick, Le Mec du pont de l’Alma... Dans le pire, Coluche était le meilleur
Le Schmilblick, Le Mec du pont de l’Alma... Dans le pire, Coluche était le meilleur Par Bertrand Guyard Le 18 juin 2026 à 06h00 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Coluche humour Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Coluche à l’Olympia en 1975. Leemage/ Bridgeman Images Michel Colucci est mort il y a 40 ans, le 19 juin 1986, à l’âge de 41 ans. « Un putain de camion» avait décidé d’abréger sa vie. De cet humoriste unique, il reste une tonne de saillies épatantes ou provocantes selon les goûts. Florilège. Passer la publicité Passer la publicité Publicité « Je suis capable du meilleur et du pire. Mais, dans le pire, c’est moi le meilleur. » D’un trait qui n’appartenait qu’à lui Coluche avait de son vivant, et avec un beau recul sur lui-même, définit sa veine drolatique. Michel Colucci qui nous a quittés trop tôt il y a 40 ans le 19 juin 1986, fauché à moto par un camion, aimait rire et aimait faire rire en provoquant. Le verbe était haut, souvent grossier mais jamais vulgaire - il tenait au distinguo. Il portait une salopette, des lunettes, seul son nez était rouge. Affublé de ce simple habit de scène, ce Scapin du XXe siècle inventera des sketches politiquement et moralement incorrects. Cette verve, qui il faut le dire ne plaisait pas à tout le monde, la propulser quand même des tréteaux du Café de la Gare jusqu’au César du meilleur acteur qu’il recevra, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, pour sa poignante composition dans la tragédie Tchao Pantin. À découvrir SERVICE : Réservez vos spectacles d'humour sur la billetterie Ticketac TV ce soir : retrouver notre sélection du jour Le temps a passé mais il est criant de constater que le ton et même les sujets des sketches de l’humoriste en salopette n’ont pas pris une ride. Il faut dire qu’il allait puiser son inspiration dans les faits de société qui dès 1968 allaient influencer nos vies et nos comportements jusqu’à les bouleverser aujourd’hui. Dans une langue qui fleurait bon les faubourgs, il épinglait sans jamais s’essouffler les technocrates, les riches, les pauvres, les publicitaires, les politiciens, la CGT, le football, les noirs, les blancs, les racistes, les jeux télévisés, les Belges, les juifs, les arabes... Ce pourfendeur impénitent de la connerie humaine et de tous ses Schmilblick - inventé par son père spirituel Pierre Dac -, se présentera même à l’élection présidentielle avec ce slogan : « Jusqu’à présent la France est coupée en deux, avec moi elle sera pliée en quatre !» À lire aussi Coluche aurait-il survécu à l'ère de la «cancel culture»? Passer la publicité Publicité Un bouffon libre et libertaire Michel Colucci en digne héritier des chansonniers de la butte Montmartre était un as de la saillie définitive. Même si son cœur battait plus à gauche qu’à droite, en bon héritier de mai 68, son humour combattait l’embrigadement politique. En parfait bouffon libre et libertaire, sa flèche qui visait les grévistes professionnels n’a pas dû les faire mourir de rire : « Les syndicalistes et les fonctionnaires, ils ont tellement l’habitude de ne rien faire, que lorsqu’ils font la grève, ils appellent ça une journée d’action.» Après tout, Coluche c’était l’histoire d’un mec qui n’y allait pas avec le dos de la cuillère. Son trait acéré se devait de faire mouche. Le « copain » de Renaud, « clown mais jamais pantin », nous a laissé des sketches à voir et à revoir. De L’Auto-stoppeur à La Publicité en passant par Le mec du pont de l’Alma ou Le CRS arabe, Le Figaro présente le meilleur du pire de Michel Colucci.... et en guise de bonus quelques-unes de ses bons (ou mauvais) mots définitifs. C’est l’histoire d’un mec... sur le pont de l’Alma en 1974 Je me marre en 1974 Le CRS arabe en 1974 Le Schmilblick en 1975 L’auto-stoppeur en 1975 Passer la publicité Publicité La Publicité en 1979 Et pour finir une anthologie thématique des blagues à prendre tous les degrés de Coluche, sur le football, la religion, le FN, les syndicalistes les communistes, et même le freudisme... Coluche et le football « On peut toujours trouver plus cons que les supporters: y’a les sportifs. Parce que les supporters, ils sont assis: les autres, ils courent ! » Coluche et les syndicats « Le syndicat, c’est fait pour donner raison à des gens qui ont tort. » Coluche et l’économie « En France, les réformes économiques ont autant d’effet que des piqûres dans des prothèses de fesses. » Coluche et les pauvres « J’aime pas les pauvres, ils ne pensent qu’à l’argent. » Coluche et les riches « Manger du caviar à la louche... Qu’il faut être snob, hein, entre nous... C’est pas meilleur à la louche.» Coluche et la religion « Dieu a partagé, il a donné la nourriture aux riches, l’appétit aux pauvres. » Coluche et le racisme « Dix-huit morts à Miami. - Bonne nouvelle pour les Blancs: les dix-huit morts sont tous noirs. » Coluche et les hommes politiques « Les hommes politiques, on devrait les faire souffler dans le ballon pour savoir s’ils ont le droit de conduire la France au désastre. » Coluche et le Front national « Jean-Marie a dit : le racisme, c’est comme les nègres, ça ne devrait pas exister. » Coluche et les communistes «La différence entre le Parti communiste français et le Titanic, c’est que pendant le naufrage du Titanic, il y avait de la musique.» Coluche et les sondages « Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent. » Coluche et l’immigration «Tous ces étrangers seraient bien mieux dans leur pays... La preuve : nous, on y va bien en vacances !» Coluche et le haschich « Quand on voit la tristesse des beatniks, on comprend pourquoi c’est interdit le hakik, et on se dit que le pinard ça devrait être obligatoire. » Coluche et les États-Unis « Les pauvres sont indispensables. La preuve: les Américains en ont, c’est quand même pas par snobisme .» Coluche et la médecine « Le médecin a dit à mon grand-père : Vous n’êtes pas malade. L’autopsie prouvera que j’avais raison. » Coluche et la psychanalyse « Si j’ai bien lu Freud, les hommes auraient deux problèmes, le cul et le fric. Sachant que tout le monde a un cul, occupons-nous du fric. »المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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