Le gouverneur de la Banque de France fustige à nouveau les «choix gérontocratiques» faits au détriment des jeunes
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
Le gouverneur de la Banque de France fustige à nouveau les «choix gérontocratiques» faits au détriment des jeunes Par W.G.B Le 5 mai 2026 à 18h53 Sujets Banque de France François Villeroy de Galhau Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Pour François Villeroy de Galhau, l’Hexagone se trouve dans une position délicate. Ken Cedeno / REUTERS Pour François Villeroy de Galhau, «la place des générations futures» doit être repensée. «La France doit cesser de toujours leur transférer des déficits, et la charge de la dette et des retraites», estime-t-il. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Sur l’opposition entre les jeunes et les seniors, le gouverneur de la Banque de France persiste et signe. Dans sa onzième et dernière «lettre au président de la République», dévoilée ce lundi, François Villeroy de Galhau est revenu sur les choix budgétaires et politiques qui dessinent l’avenir du pays. L’occasion, pour le représentant, de mettre en garde contre un accent trop fort mis sur la protection de nos aînés, au détriment de la préparation de l’avenir. Pour François Villeroy de Galhau, l’Hexagone se trouve dans une position délicate : si certaines améliorations ont été notées ces dernières années, notamment dans la lutte contre le chômage, d’autres domaines, comme «de mauvaises finances publiques», nécessitent encore des efforts. Dans ce contexte, «l’image d’ensemble de notre économie est [...] celle d’atouts réels, mais d’un jeu collectif à renforcer». Passer la publicité Publicité Parmi ces points «à renforcer», le gouverneur estime que «la place des générations futures» doit être repensée. «La France doit cesser de toujours leur transférer des déficits, et la charge de la dette et des retraites», plaide-t-il. «La jeunesse, ajoute le représentant de la Banque de France, voit en outre comme partout s’accumuler d’autres difficultés : crise du logement, changement climatique, etc». Or, «si notre pays poursuit des choix gérontocratiques, il ne pourra pas bien préparer l’avenir». À lire aussi Ces trois « réglages » qui permettraient de renouer avec la croissance, selon le gouverneur de la Banque de France «C’est la double peine pour les jeunes» Cette dernière expression, particulièrement forte, rappelle les prises de parole tout aussi spectaculaires d’autres personnalités politiques sur le même thème, ces derniers mois. À la fin de l’été dernier, le premier ministre d’alors, François Bayrou, avait ainsi appelé les baby-boomers à ne «pas se désintéresser de la situation des jeunes». «La dette c’est l’esclavage des plus jeunes», plaidait-il, ajoutant que «les jeunes ont bien le droit d’être respectés et soutenus au lieu d’être constamment ignorés et alourdis par des engagements qu’on a pris en leur nom sans leur demander leur avis». Plus récemment, la semaine dernière, l’ancien patron de Bercy a aussi haussé le ton : « «Nous finançons les retraites et la santé des boomers, payées par leurs enfants et leurs petits-enfants. C’est une honte», a fustigé Eric Lombard. De son côté, François Villeroy de Galhau n’en est pas à son galop d’essai. «Je n’ai rien contre les seniors, je dois avouer que j’en suis un moi-même. [...] Le problème, c’est qu’il y a quand même un sujet de répartition entre les seniors et les jeunes», a-t-il déclaré, en janvier dernier. Avant d’enfoncer le clou : «Nous faisons systématiquement le choix des seniors plutôt que des jeunes dans le débat budgétaire. [...] C’est la double peine pour les jeunes : ces dépenses que l’on fait pour les seniors, on ne peut pas les faire pour les jeunes générations. Et comme nous avons plus de déficit, nous leur transférons la facture. [...] Ça ne peut plus durer comme ça», mettait-il alors en garde.





