«La Ville est en faute» : Grégoire présente ses excuses après le scandale du périscolaire à l’école Saint-Dominique
•«La Ville est en faute» : Grégoire présente ses excuses après le scandale du périscolaire à l’école Saint-Dominique Par Emma Ferrand avec AFP Le 12 mai 2026 à 16h22 Suivre Sujets Emmanuel Grégoire Lir...
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«La Ville est en faute» : Grégoire présente ses excuses après le scandale du périscolaire à l’école Saint-Dominique Par Emma Ferrand avec AFP Le 12 mai 2026 à 16h22 Suivre Sujets Emmanuel Grégoire Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Emmanuel Grégoire s’est déplacé à l’école Saint-Dominique de Paris ce lundi 11 mai 2026. LUDOVIC MARIN / REUTERS Lundi 11 mai, le maire de Paris a rencontré les parents d’élèves de l’école du 7e arrondissement, visée par des plaintes pour violences morales, physiques et sexuelles de la part d’animateurs. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Ce sont les mots qu’ils attendaient. Mardi 12 mai, des parents d'élèves de l'école Saint-Dominique à Paris, l'un des épicentres du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire, ont salué les «excuses» que leur a présentées le nouveau maire Emmanuel Grégoire lors d'une réunion qui s’est tenue la veille dans l'établissement public du 7e arrondissement. «Pour la première fois, un élu de la République s'est déplacé dans l'école, a reconnu la gravité de la situation et a présenté ses excuses. Ce geste inédit marque une étape et souligne l'ampleur de ce qui s'est produit», écrivent dans un communiqué des parents de cette école maternelle du 7e arrondissement, où les signalements pour violences morales, physiques et sexuelles se sont multipliés ces derniers mois. Selon ces parents, durant la réunion qui s’est déroulée à 18h30, l’édile socialiste aurait reconnu la responsabilité de l’institution dans les dysfonctionnements du périscolaire dans l’établissement. «La Ville de Paris est incontestablement en faute. Des dysfonctionnements graves ont existé dans l’encadrement, la supervision et le suivi. Nous en assumons pleinement la responsabilité», aurait assuré Emmanuel Grégoire, selon les familles présentes sur place. Avant d’ajouter : «Il ne s’agit pas uniquement de faits relevant de la justice. Il y a eu des défaillances structurelles que nous devons corriger immédiatement.» Passer la publicité Publicité 12 suspensions d’animateurs de l’école À l’issue de ce rendez-vous, le maire n'a pas souhaité s'exprimer, estimant que ce moment était «un temps dans l'intimité avec les familles pour recueillir leurs interrogations, parfois leur colère légitime», précise son entourage auprès de l’AFP. Il s'est néanmoins engagé auprès des familles à revenir à la mi-juin - ce qui correspond notamment à la fin de la convention citoyenne sur «la protection et les temps de l’enfant à l’école» qui commence ce 18 mai - et à mettre en place un conseil du périscolaire dans l'école dans 15 jours. Les parents ont eux pointé la «lenteur» des procédures judiciaires, des «conditions d'audition et de prise en charge particulièrement difficiles pour les enfants», et déploré que des familles aient été «laissées seules, confrontées à des démarches lourdes souvent sans soutien adapté». Depuis le début de l’année 2026, 78 agents ont été suspendus dans les écoles de la capitale, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles sur mineurs, des chiffres traduisant un caractère «systémique», selon Emmanuel Grégoire qui a annoncé un plan d'action de 20 millions d'euros pour le périscolaire. Rien qu’à l’école Saint-Dominique, 12 suspensions ont été enregistrées cette année, selon le communiqué des parents d’élèves, dont 7 pour des violences sexuelles. En parallèle, du 11 au 22 mai, sept syndicats d’animateurs périscolaires ont appelé à la grève. Les professionnels réclament notamment de mettre un terme aux «suspensions systématiques, hormis les suspicions de violences sexistes et sexuelles», et de renforcer l’accompagnement et le respect des droits des agents suspendus. Ils appellent aussi à réduire les taux d’encadrement, à créer des postes d’animateurs et d’agents spécialisés des écoles maternelles, ou encore de généraliser l’accès aux formations diplômantes des agents. Une manifestation se tiendra mardi 19 mai devant la direction des affaires scolaires de Paris (Dasco), dans le 4e arrondissement, à partir de 14 heures.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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