« J’ai donné ma démission » : après six semaines bloqués dans le détroit d’Ormuz, des marins au bord de la rupture
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International,Iran« J’ai donné ma démission » : après six semaines bloqués dans le détroit d’Ormuz, des marins au bord de la rupturePrès de 200 marins travaillant sur des navires bloqués dans le détroit d’Ormuz ont demandé des renseignements à la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) pour être rapatriés dans leur pays.Par Julie Bernichan Le 10 avril 2026 à 14h00La pression psychologique qui pèse sur les marins bloqués dans le détroit d'Ormuz est forte. (Illustration) REUTERS/Benoit TessierRéagirEnregistrerPartagerMalgré un cessez-le-feu signé entre les États-Unis et l’Iran pour une durée de deux semaines en échange d’une réouverture du détroit d’Ormuz, près de 20 000 marins sont encore à l’arrêt dans le Golfe Persique. Une situation qui dure depuis près de six semaines et qui pèse lourdement sur le moral des troupes. Car, malgré le passage de certains bateaux, la situation est encore trop instable pour que tous les navires puissent reprendre la navigation.Des missiles ont été observés dans le ciel encore récemment, et des mines sous-marines sont toujours présentes. Des dizaines de navires chargés de pétrole sont ainsi toujours immobilisés au large des Émirats arabes unis. « Nous sommes au mouillage, comme près d’une dizaine de pétroliers. Personne n’a bougé d’un pouce », explique un marin au Guardian.Des « dépressions nerveuses » à bord des pétroliers« J’ai donné ma démission il y a exactement un mois, a indiqué un autre. J’ai informé le capitaine que je ne souhaitais pas traverser le détroit. C’est une question de sécurité. » Selon lui, 90 % des membres de son équipage ont également souhaité exercer leur droit de refus de navigation pour les mêmes raisons.La pression psychologique qui pèse sur les marins est forte. L’un d’eux raconte qu’un de ses collègues a subi « une dépression nerveuse ». « Je suis convaincu que cette situation se produit (sur les pétroliers) tout autour de nous à cause du stress engendré par le contexte », ajoute-t-il, malgr...


