Guerre au Moyen-Orient : qui était le caporal-chef Anicet Girardin, tué au Liban ?
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Guerre au Moyen-Orient : qui était le caporal-chef Anicet Girardin, tué au Liban ? Par Clara Hidalgo Le 22 avril 2026 à 16h18 Suivre Sujets liban Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes (Marne). Capture d'écran Le «maître-chien» du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes a succombé à ses blessures après avoir été la cible de tirs du Hezbollah samedi dernier, alors qu’il tentait de porter secours à l’adjudant Florian Montorio mortellement touché. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Un troisième militaire français a été tué dans le cadre du conflit au Moyen-Orient. Il s’agit du caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes (Marne). Il avait été «gravement blessé» lors de la même embuscade au cours de laquelle le sergent-chef Florian Montorio a trouvé la mort samedi 18 avril, dans la région de Deir-Kifa au sud du Liban, explique Emmanuel Macron dans un message publié sur X. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Le président précise que le corps du caporal-chef Anicet Girardin a été «rapatrié hier (le mardi 21 avril) du Liban» avant de succomber à ses blessures ce mercredi matin. «Il est mort pour la France», a insisté le chef de l’État avant de «saluer avec émotion (s)a mémoire et son sacrifice». Passer la publicité Publicité Le caporal-chef Anicet Girardin était l’un des casques bleus engagés dans l’opération Daman au sein de la Finul, la Force intérimaire des Nations unies au Liban. «Il intervenait aux côtés de l’adjudant Florian Montorio, auquel la Nation rend hommage demain, pour ouvrir un itinéraire piégé par un engin explosif improvisé», retrace Catherine Vautrin, la ministre des Armées dans une publication X. Elle explique que le caporal-chef a été «violemment pris à partie par des tirs nourris de combattants du Hezbollah embusqués à très courte distance», tandis qu’il «portait secours à son chef d’élément qui venait de tomber lorsqu’il était à son tour grièvement touché». «Tirs d’armes légères» Le 18 avril, jour de l’embuscade, cette patrouille de la Finul déminait des «engins explosifs le long d’une route dans le village de Ghanduriyah pour rétablir les liens avec des positions isolées de la FINUL». Le groupe a été pris pour cible «par des tirs d’armes légères provenant d’acteurs non étatiques» à très courte distance, avait précisé la FINUL sur son compte X. Florian Montorio a été victime d’un «tir direct à l’arme légère». Ses camarades l’ont «relevé sous le feu» mais ne sont pas parvenus à le réanimer, avait rapporté Catherine Vautrin. Trois de ses «frères d’armes» ont par ailleurs été blessés, dont Anicet Girardin, puis évacués, avait détaillé Emmanuel Macron. Maître-chien depuis plus de dix ans Dans son message, la ministre des Armées précise que le caporal-chef Anicet Girardin est originaire de Reims et qu’il officie «depuis bientôt dix ans» comme «maître-chien». «Il avait choisi mettre son talent, sa jeunesse et son courage au service de son pays. Nous ne l’oublierons pas», a-t-elle insisté. À lire aussi Irak, Émirats arabes unis, Liban... Où se situent les militaires français au Moyen-Orient ? Passer la publicité Publicité Le 132e régiment d’infanterie cynotechnique dans lequel était engagé le caporal-chef est déployé depuis 2019 dans le cadre de l’opération Daman au Liban. Concrètement, il est réquisitionné sur le terrain en appui au combat pour «participer aux actions des unités lors de missions de reconnaissance», explique l’Armée de Terre sur son site. Ce régiment fournit par ailleurs «un appui spécialisé par sa capacité à détecter et rechercher de l’armement et des explosifs».



