Émeutes de 2024 en Nouvelle-Calédonie : pourquoi un mutin présumé de la prison de Nouméa est incarcéré et jugé… dans l’Oise
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DécryptageDécryptageFaits diversÉmeutes de 2024 en Nouvelle-Calédonie : pourquoi un mutin présumé de la prison de Nouméa est incarcéré et jugé… dans l’OisePrès de deux ans après la violente mutinerie qui avait secoué le centre pénitentiaire, un homme de 33 ans comparaît devant le tribunal correctionnel de Beauvais. Il dénonce les conditions de son transfert, contre son gré, à plus de 17 000 km de chez lui.Par Caroline Piquet et Jean-Michel Décugis Le 30 avril 2026 à 07h30Un bâtiment du centre pénitentiaire de Nouméa, surnommé «Camp-Est» en février 2022. Pendant les émeutes de 2024, une mutinerie avait éclaté dans la prison. AFP/Coralie CochinOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerUn mutin présumé de la prison de Nouméa, qui s’était embrasée pendant les émeutes de 2024 en Nouvelle-Calédonie, sera jugé ce jeudi 30 avril en comparution immédiate… à Liancourt, dans l’Oise. Soit à plus de 17 000 km de chez lui. Ismaël C., 33 ans, a en effet été transféré vers l’Hexagone un mois après les faits, contre son gré, comme plusieurs dizaines d’autres détenus calédoniens. Il doit répondre devant le tribunal correctionnel de Beauvais de faits présumés d’outrage à surveillant pénitentiaire et de dégradations, qu’il conteste.Le 13 mai 2024, alors que la Nouvelle-Calédonie bascule dans la violence, une mutinerie éclate derrière les murs de la prison de Nouméa, surnommée « Camp-Est ». Dans ces bâtiments décrépis, hérités du bagne, s’entassent plus de 600 détenus, dont 90 % de Kanaks, dans des conditions particulièrement indignes.Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour30 avril 2026Lire le journal




