Discours «très divertissant», robe longue et smoking... Donald Trump assiste pour la première fois ce samedi au gala des journalistes de la Maison-Blanche
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Discours «très divertissant», robe longue et smoking... Donald Trump assiste pour la première fois ce samedi au gala des journalistes de la Maison-Blanche Par Le Figaro avec AFP Le 25 avril 2026 à 07h46 Sujets Donald Trump États-Unis Maison-Blanche Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Depuis son retour au pouvoir, le président américain attaque sans relâche la presse. Jonathan ERNST / REUTERS L’association des correspondants à la Maison-Blanche (WHCA), organisatrice de ce grand raout politico-médiatique, a décidé d’inviter non pas un humoriste, comme c’est l’usage, mais un magicien mentaliste, Oz Pearlman. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Ce samedi, Donald Trump prendra place pour la première fois à la table d'honneur du dîner des correspondants à la Maison-Blanche. Contrairement à la tradition, cette fois aucun humoriste ne viendra bousculer le président américain. L'association des correspondants à la Maison-Blanche (WHCA), organisatrice de ce grand raout politico-médiatique, a décidé d'inviter non pas un humoriste, comme c'est l'usage, mais un magicien mentaliste, Oz Pearlman. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Depuis son retour au pouvoir, le président américain attaque sans relâche la presse, verbalement et devant les tribunaux, tandis que l'emprise de ses alliés sur le paysage médiatique s'étend, comme le rachat de Warner Bros Discovery (WBD) par son concurrent Paramount Skydance, contrôlé par des proches de Donald Trump, les Ellison. Cette famille est aussi propriétaire de la chaîne CBS, qui a invité à sa table samedi deux des voix les plus radicales de la présidence Trump, le chef du Pentagone Pete Hegseth et le conseiller Stephen Miller, selon des informations de presse. Passer la publicité Publicité La Maison-Blanche, mais aussi le Pentagone, ont restreint voire supprimé l'accès de médias historiques, au profit de commentateurs acquis à la cause MAGA. L'invitation adressée au milliardaire, qui a traité les journalistes d'«ennemis du peuple», agite donc les rédactions de Washington, où circule une lettre ouverte signée par des centaines de journalistes et plusieurs associations. Elle appelle les membres de la WHCA, qui a jusqu'ici évité la confrontation ouverte avec Donald Trump, à «s'exprimer avec force, face à l'homme qui essaie de saper la longue tradition d'une presse indépendante». La décision du président américain de participer montre qu’il «se sent intouchable» Le milliardaire, contrairement à tous ses prédécesseurs depuis les années 1920, a toujours boudé la soirée en tant que président. «La presse a été extraordinairement méchante avec moi», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social pour justifier ce boycott. Sa porte-parole Karoline Leavitt a promis un discours «très divertissant» du républicain de 79 ans pendant ce dîner en robe longue et smoking. Donald Trump voudra «exprimer ses griefs» face aux journalistes, prédit Robert Rowland, professeur de communication à l'université du Kansas. La décision du président américain de participer montre qu'il «se sent intouchable», selon l'universitaire. Ce dîner, auquel assistent des centaines de journalistes et dirigeants de presse avec leurs invités du monde politique et économique, a lieu chaque année fin avril. Il lève des fonds pour des bourses et des prix. Un dîner «particulièrement embarrassant» Ce «bal des premiers de la classe», ainsi qu'il est surnommé, est présenté par ses défenseurs comme une célébration de la liberté de la presse. Mais cette soirée, précédée et suivie de mondanités dans toute la ville, a aussi été critiquée comme révélatrice d'une culture de l'entre-soi et de la connivence. Le dîner des correspondants «a toujours été gênant», mais cette année, il est «particulièrement embarrassant», commente le magazine The Atlantic. Le New York Times a décidé il y a plusieurs années de couvrir l'événement sans y participer. Lors des précédentes éditions, le président américain écoutait poliment le discours caustique d'un humoriste. Il prononçait lui-même une allocution truffée de blagues et teintée d'auto-dérision. Donald Trump, qui humilie volontiers ses adversaires mais ne supporte pas d'être tourné en ridicule, avait été la cible des piques présidentielles en 2011, alors qu'il assistait au dîner comme invité. Passer la publicité Publicité Obama avait étrillé Trump Le président démocrate Barack Obama s'était abondamment moqué de l'ancien promoteur immobilier. Donald Trump a démenti plusieurs fois qu'il aurait décidé ce soir-là de se lancer à la conquête de la Maison-Blanche pour se venger, comme cela se murmure à Washington. Le premier président noir des États-Unis avait déployé tout son talent oratoire pour étriller la propension de Donald Trump à propager des théories du complot, dont celle mettant en cause ses origines et sa nationalité. Le démocrate avait aussi attaqué le goût de l'ancien animateur de télévision pour l'auto-promotion et l'ostentation. «Dites ce que vous voulez de M. Trump, il apporterait du changement à la Maison-Blanche», avait lancé Barack Obama avant de montrer une image de la célèbre bâtisse blanche changée en hôtel-casino clinquant de la marque Trump. Pendant son second mandat, le président républicain a couvert la Maison-Blanche de décorations dorées et de marbres, y a accroché des portraits à son effigie, et a lancé la construction d'une monumentale salle de bal.



