« De quel droit ont-ils fait cela ? » : la colère des familles de Harkis après une commémoration surprise à Rivesaltes
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En région,Pyrénées-Orientales« De quel droit ont-ils fait cela ? » : la colère des familles de Harkis après une commémoration surprise à RivesaltesL’inauguration récente, devant la mairie, d’une plaque en mémoire des Harkis et de leurs enfants décédés dans le camp de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) fait polémique. Les familles des victimes n’ont pas été conviées.Par Nelly Barbé Le 19 mai 2026 à 14h28Lundi 18 mai, Rivesaltes (Pyrénées-Orientales). Cette plaque en mémoire des Harkis et de leurs enfants décédés au camp de Rivesaltes a été inaugurée le 12 mai sans que leurs descendants en soient avertis./LP/Nelly BarbéRéagirEnregistrerPartagerLe 12 mai dernier, fraîchement élu, le nouveau maire (RN) de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), Julien Potel, inaugurait à quelques mètres de la mairie une plaque à la mémoire « des anciens combattants Harkis » et « de leurs enfants », morts au camp Joffre de Rivesaltes dans les années 1960. Une initiative accueillie avec stupeur par certains descendants des disparus qui n’en avaient pas été informés.Parmi eux, Ali Amrane, président du collectif des Harkis des Alpes-Maritimes, dont le frère jumeau n’a pas survécu aux terribles conditions de vie dans le camp roussillonnais. Le corps du bébé âgé de deux mois, comme celui d’une soixantaine de personnes, pour une grande majorité des enfants, avait alors été enterré sur place dans un cimetière de fortune avant que sa trace ne soit perdue pendant de longues années. « Nous n’avons reçu aucune invitation officielle », déplore-t-il, averti « par hasard », seulement deux jours avant la pose. « Même le représentant de l’association des familles de Harkis de Rivesaltes n’était pas au courant de la démarche, et encore moins invité ! »Les familles des Harkis de Rivesaltes attendent le retour des ossements retrouvés dans le cimetière Saint-Saturnin, et envoyés à Marseille pour datation au carbone 14, afin de les inhumer dans un caveau./LP/Nelly BarbéFace au tollé, le maire et son directeur de cab...





