De la « nourrice » à la « cheffe intraitable » : l’ascension des femmes dans le narcotrafic
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ExclusifExclusifFaits diversDe la « nourrice » à la « cheffe intraitable » : l’ascension des femmes dans le narcotraficEXCLUSIF. Le recrutement de la main-d’œuvre en ligne accroît l’implication des femmes au sein des groupes criminels organisés. Longtemps cantonnées à des rôles subalternes, certaines jouent désormais les premiers rôles. Enquête sur un phénomène alarmant.Par Jean-Michel Décugis Le 4 mai 2026 à 06h19La féminisation du narcotrafic est devenu une tendance lourde ces dernières années. (Illustration) PhotoPQR/La Provence/David Rossi Offrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerDans le quartier des femmes de la maison d’arrêt des Beaumettes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Alyssia S., 26 ans, bénéficie aujourd’hui d’une aura due à son ancien statut au sein de la DZ Mafia. Ayant accouché de son troisième enfant à la nurserie de la prison, la jeune mère de famille, qui détonne avec son gilet rose et sa coiffure stricte dans l’album judiciaire du groupe criminel marseillais, attend désormais d’être jugée dans trois affaires de meurtres commis coup sur coup en 2023, dont un double assassinat à Salou, en Espagne, plus une tentative de meurtre. Cinq victimes au total pour quatre mises en examen.Décrite comme une logisticienne en chef, Alyssia était en lien avec les chefs de réseaux dont elle relayait les instructions. Elle a aussi assuré un temps la gestion du réseau du Castellas à Marseille (XVe), supervisant les commandes, les hommes et les livraisons pour le compte d’Amine Oualane, l’un des chefs de la DZ Mafia. Lors d’une opération punitive, la jeune mère de famille est soupçonnée d’avoir elle-même choisi puis dirigé les tueurs. « Elle ne tire pas, elle décide de celui qui va tirer », rapporte une source proche de l’enquête, qui la décrit comme une « cheffe intraitable et fière de l’être ».Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour4 mai 2026Lire le journal





