« Dao », la grande parade du cercle familial signée Alain Gomis
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Mike Etienne (James) et D’Johé Kouadio (Nour), dans « Dao », d’Alain Gomis. JOUR2FÊTE L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER En 1999, le premier court-métrage signé par Alain Gomis s’intitulait Tourbillons, et c’est précisément à cette expérience que nous convie son dernier long-métrage, celle d’une grande tornade humaine qui tournoie sur elle-même et donne le vertige. En plus des motifs d’exil liés à son exploration des diasporas afro-descendantes (L’Afrance, 2001 ; Andalucia, 2008), le cinéaste franco-sénégalais de 54 ans a aussi démontré son goût du rituel, avec la tournée d’adieu funèbre d’Aujourd’hui (2013) ou les tours de chant enfiévrés de Félicité (2017). Dao, film fleuve de plus de trois heures, présenté à la Berlinale en février, est cette fois entièrement construit sur deux cérémonies qui s’entremêlent. Le film tourne autour de Gloria (Katy Correa), « une femme française d’origine africaine, une maman qui travaille et qui vit au sein d’une communauté », telle qu’elle se décrit en introduction. Deux événements décisifs lui tombent dessus. D’un côté, elle marie sa fille Nour (D’Johé Kouadio) en banlieue parisienne. Un an auparavant, elle se rendait dans un petit village de Guinée-Bissau pour assister aux funérailles de son père, effectuer les rites consacrés. Par les voies du montage parallèle, le film met en regard les deux cérémonies, renvoyant le mariage au deuil, et vice versa, dans un cycle qui transcende l’espace et le temps. « Dao », terme-clé du taoïsme, est ce « mouvement perpétuel et circulaire, qui coule en toute chose et unit le monde », comme rappelé par un carton en exergue. Il vous reste 71.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





