Coupe du monde 2026 : l’épopée de Fontaine, le cauchemar de Séville, les deux sacres... Retour sur les parcours des Bleus
Coupe du monde 2026 : l’épopée de Fontaine, le cauchemar de Séville, les deux sacres... Retour sur les parcours des Bleus Par Hugo de Ranter Le 15 juin 2026 à 06h45 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets football Coupe du Monde 2026 Equipe de France Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Double championne du monde, l’équipe de France a malgré tout connu des fortunes diverses en 16 participations à la Coupe du monde. Icon Sport De la première édition en 1930 à la finale de 2022, la France a pris part à 16 éditions du Mondial. Avant son entrée en lice contre le Sénégal mardi, petit voyage dans le temps pour les Bleus dans cette compétition. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Sommaire 1930 : une difficile première 1934 : un match et puis c’est tout 1938 : la première à domicile 1954 : 16 ans après, un retour sans éclat 1958 : la première épopée grâce à la Fontaine à buts 1966 : retour dans l’anonymat 1978 : un difficile retour 1982 : le cauchemar de Séville 1986 : la fin d’une génération 1998 : un titre pour l’éternité 2002 : la «malédiction» du champion 2006 : la dernière de Zidane 2010 : la honte pour toujours 2014 : la (re)construction d’une équipe 2018 : la consécration d’une génération 2022 : tout proche d’un doublé historique Afficher plus Cette fois, c’est parti. L’équipe de France lance mardi soir (21h), contre le Sénégal, sa Coupe du monde, dans le groupe I. Ambitieux, les Bleus ne veulent pas manquer leur entame de Mondial, le 17e de leur histoire. Une compétition qui a permis au football français, en près de 100 ans d’existence, de vivre les meilleurs et les pires moments de son histoire. À découvrir Le calendrier complet de la Coupe du monde 2026 1930 : une difficile première Grâce à l’investissement personnel de Jules Rimet, la première Coupe du monde de football de l’histoire se déroule au Mexique. 13 équipes sont réunies dans quatre poules, et seul le premier se qualifie pour les demi-finales. Malgré une victoire 4-1 lors du match d’ouverture contre le pays organisateur, avec notamment un but de Lucien Laurent, qui devient à jamais le premier buteur de l’histoire de la Coupe du monde, l’équipe de France perd ses deux matchs suivants, contre l’Argentine et le Chili (1-0 à chaque fois). Les Bleus sont éliminés dès la phase de poule. Passer la publicité Publicité 1934 : un match et puis c’est tout Cette première édition organisée sur le continent européen, en Italie, réunit 16 équipes, mais la formule change. Cette fois-ci, pas de phase de groupe, mais uniquement une phase à élimination directe, qui commence par des huitièmes de finale. Les Bleus se retrouvent face à la redoutable Autriche et sils arrachent une prolongation – la première de l’histoire de la Coupe du monde – à 1-1, ils finissent finalement par s’incliner 3 buts à 2. L’équipe de France n’aura donc disputé qu’un seul match, mais aura failli réaliser un grand exploit face à l’une des meilleures nations de l’époque. 1938 : la première à domicile Pour la première fois, la France accueille la Coupe du monde, dont la formule reste la même que lors de la précédente édition. Quatre ans après avoir été éliminés dès les huitièmes de finale, les Bleus passent cette fois-ci un tour face à la Belgique, avec une victoire 3-1. En quart de finale, ils retrouvent l’Italie, championne du monde en titre, qui s’impose sur ce même score, et fonce vers un deuxième sacre planétaire. 1954 : 16 ans après, un retour sans éclat Après deux éditions annulées à cause de la Seconde Guerre mondiale (1942 et 1946) et un échec en qualification lors de la précédente édition, en 1950, l’équipe de France retrouve la Coupe du monde pour la première fois depuis 16 ans. Le format a évolué : les 16 pays qualifiés sont placés dans quatre groupes de quatre équipes, où les deux premières se qualifient pour les quarts de finale. Avec une défaite (1-0) contre la Yougoslavie et une victoire (3-2) contre le Mexique, les Bleus quittent une nouvelle fois la compétition dès la phase de groupe. 1958 : la première épopée grâce à la Fontaine à buts Portée par une attaque de folie, avec Just Fontaine et Raymond Kopa, l’équipe de France parvient, pour la première fois de son histoire, à franchir la phase de groupe. Avec deux victoires pour une défaite et 11 buts marqués, elle se qualifie pour les quarts de finale. Les hommes d’Albert Batteux battent facilement l’Irlande du Nord (4-0) pour atteindre, pour la première fois de l’histoire du football français, les demi-finales. Ils y retrouvent le favori brésilien, qui remporte largement la rencontre, 5-2, grâce au triplé d’un adolescent de 17 ans, un certain Pelé. La France achève malgré tout la Coupe du monde sur une belle note, en étrillant le Paraguay, 7 buts à 3 et finit à la 3e place. Leur attaquant Just Fontaine, avec 13 buts inscrits sur une édition, détient toujours un record emblématique de cette compétition. À lire aussi Messi, Mbappé, Deschamps… Ces records qu’ils pourraient faire tomber pendant la Coupe du monde 2026 1966 : retour dans l’anonymat Après avoir manqué l’édition de 1962, la France retrouve la plus prestigieuse des compétitions mais ne va pas briller. Après un match nul contre le Mexique (1-1), les Bleus concèdent deux défaites, contre l’Uruguay (1-2) et le pays organisateur et futur champion du monde anglais (0-2). Une quatrième place et une sortie de route prématurée pour l’équipe de France, qui retombe dans l’anonymat de l’élite mondiale. Passer la publicité Publicité 1978 : un difficile retour Pour son retour en Coupe du monde après deux éditions consécutives manquées, en 1970 et 1974, l’équipe de France découvre une nouvelle formule, composée de deux phases de groupes, à l’issue desquelles une finale permet de consacrer le champion du monde. Mais les Bleus ne parviennent pas à sortir de la première phase : vaincus par l’Italie et l’Argentine (1-2 à chaque fois), ils quittent la compétition sur une victoire pour du beurre – et sans maillot - contre la Hongrie. Depuis son épopée de 1958, la France n’a plus atteint la phase à élimination directe d’un Mondial 1982 : le cauchemar de Séville Portée par une génération dorée, avec Michel Platini, l’équipe de France affiche de belles ambitions pour ce Mondial espagnol. Mais pour aller au bout de la compétition, il faut passer les deux phases de poule, avant d’atteindre les demi-finales et éventuellement la finale. La première phase est poussive : avec une victoire, un nul et une défaite, les Bleus, deuxièmes, passent de justesse. La deuxième est bien plus consistante, avec deux victoires convaincantes, contre l’Autriche (1-0) et l’Irlande du Nord (4-1). Pour la première fois depuis 1958, la France est dans le dernier carré d’une Coupe du monde. Elle y vivra alors son plus grand match. Dans tous les sens possibles. À lire aussi «Main de Dieu», attentat de Schumacher, but fantôme… Les plus gros scandales de l’histoire de la Coupe du monde Opposés à l’Allemagne de l’Ouest, les hommes de Michel Hidalgo égalisent après avoir concédé rapidement l’ouverture du score. Après avoir perdu Patrick Battiston suite à un geste extrêmement dangereux du gardien allemand Harald Schumacher, non sanctionné par l’arbitre, les Bleus s’accrochent et les deux équipes devront passer par une prolongation (1-1). La France prend deux buts d’avance et semble filer vers sa toute première finale d’un Mondial. Mais les Allemands arrachent l’égalisation et la toute première séance de tirs au but de l’histoire a lieu sur la pelouse de Séville. Avec deux échecs, les Bleus s’inclinent et voient leur rêve de titre s’effondrer. Deux jours plus tard, ils perdront le match pour la 3e place. Un traumatisme majeur dans l’histoire du football français. 1986 : la fin d’une génération Quatre ans après le traumatisme de Séville et deux ans après avoir décroché son premier titre majeur, à savoir l’Euro 1984 (ainsi que les Jeux Olympiques la même année), les Bleus ont un immense sentiment de revanche pour ce Mondial mexicain. Deuxièmes de leur poule, les hommes d’Henri Michel se qualifient pour les huitièmes de finale. Sans trembler, ils éliminent l’Italie (2-0) et retrouvent le Brésil en quart de finale. Ils réalisent l’exploit de sortir la Seleçao aux tirs au but et d’atteindre, pour la deuxième édition consécutive, le dernier carré… contre l’Allemagne de l’Ouest. La France ne parvient pas à prendre sa revanche et s’incline (2-0), mais s’empare de la 3e place après sa victoire sur la Belgique après prolongations (4-2), égalant son meilleur résultat en Coupe du monde. 1998 : un titre pour l’éternité 60 ans après, la France accueille pour la deuxième fois la Coupe du monde… dont elle a manqué les deux précédentes éditions. Moqués par la presse avant le début de la compétition, les Bleus réussissent une phase de groupe parfaite (trois victoires en autant de rencontres), menés par ses jeunes pousses (Thierry Henry) et une arrière-garde de fer. En huitièmes de finale, face à de coriaces Paraguayens, Laurent Blanc délivre son équipe en inscrivant le premier but en or de l’histoire de la Coupe du monde. En quart de finale, au terme d’un match irrespirable et achevé sur un score nul et vierge, les Bleus éliminent l’Italie aux tirs au but. De retour dans le dernier carré 12 ans après, la France fait face à la surprenante Croatie, qui ouvre le score. Mais d’un doublé légendaire, Lilian Thuram envoie les siens en finale, pour la première fois de l’histoire. Passer la publicité Publicité Ils y retrouvent les champions du monde en titre brésiliens, immenses favoris de la compétition. Au Stade de France, dans les rues de Paris et dans tout l’Hexagone, les hommes d’Aimé Jacquet sont soutenus par tout un peuple. Deux coups de tête magnifique de Zinédine Zidane et un but en contre d’Emmanuel Petit en toute fin de match offrent à la France son premier titre de champion du monde, à domicile, après sa victoire 3 buts à 0. Le 12 juillet 1998 est à jamais entré dans la légende : «après avoir vu ça, on peut mourir tranquille». 2002 : la «malédiction» du champion Champions du monde et d’Europe en titre, les Bleus font logiquement partie des grands favoris pour ce premier Mondial asiatique, coorganisé par le Japon et la Corée du Sud. Mais d’entrée, les hommes de Roger Lemerre se prennent les pieds dans le tapis face au Sénégal, avec une défaite 1 à 0. Incapables de réagir face à l’Uruguay (0-0), ils concèdent une deuxième défaite (0-2) contre le Danemark, qui scelle leur élimination dès la phase de groupe, avec une triste dernière place, sans aucun but marqué. Une terrible contre-performance que les Français semblent avoir transformé en malédiction : au XXIe siècle, cette situation s’est ensuite reproduite à trois reprises, pour l’Italie (2010), l’Espagne (2014) et l’Allemagne (2018). 2006 : la dernière de Zidane Pour la dernière compétition de Zinédine Zidane avant sa retraite, l’équipe de France se rend en Allemagne sans certitude. Sa phase de poule est extrêmement poussive. En terminant 2e, les Bleus doivent affronter l’Espagne en huitièmes de finale, qui promet d’envoyer Zidane à la retraite. Mais grâce au premier but de Franck Ribéry en sélection et au premier but de Zidane dans cette Coupe du monde, la France s’impose 3-1 et retrouve le Brésil en quart de finale, pour une revanche de 1998. Thierry Henry marque l’unique but de la rencontre et envoie la France en demi-finale, face au Portugal. Grâce à un pénalty de Zidane, les Bleus se qualifient pour la finale, où ils affrontent l’Italie, pour le tout dernier match en carrière du magicien français. D’une panenka légendaire, il ouvre le score, mais Marco Materazzi égalise rapidement et les deux équipes filent en prolongation, au cours de laquelle le match bascule. À la 108e minute, Zidane frappe Materazzi d’un violent coup de tête sur le torse. L’Italien s’effondre, la situation est totalement chaotique et après plusieurs minutes de tergiversations sur la pelouse, le couperet tombe : carton rouge pour le n°10 français. Les Bleus tiendront jusqu’aux tirs au but, mais seront vaincus. Zidane, lui, est passé du rêve au cauchemar, pour sa sortie. 2010 : la honte pour toujours Dans une période très compliquée, après un Euro 2008 catastrophique et une campagne de qualification délicate, marquée par une qualification polémique lors des barrages contre l’Irlande avec la main volontaire de Thierry Henry, l’équipe de France se présente dans le doute en Afrique du Sud, premier pays africain à accueillir un Mondial. Placés dans la poule du pays organisateur et du Mexique, les Bleus commencent leur compétition avec un match nul correct contre l’Uruguay (0-0). Mais tout dégénère lors du deuxième match, contre les Mexicains. Alors que le score est nul et vierge à la pause, Nicolas Anelka est remplacé à la mi-temps, et les Bleus finissent par s’incliner (0-2), hypothétiquant ainsi leurs chances de qualifications pour les huitièmes de finale. Quelques jours plus tard, le quotidien L’Équipe annonce que l’attaquant a insulté le sélectionneur, Raymond Domenech. Le joueur est exclu du groupe par la fédération, sans consultation des joueurs. Le capitaine, Patrice Evra, déclare qu’un «traître» se trouve au sein de l’équipe de France et Franck Ribéry se rend à l’improviste sur le plateau de l’émission Téléfoot, diffusée sur TF1, pour faire part de son mal-être. Quelques heures plus tard, le groupe, en soutien de leur coéquipier exclu, décide de faire la grève d’un entraînement et de rester dans le bus. L’équipe de France devient la risée du monde et une ultime défaite contre l’Afrique du Sud (1-2) scelle une compétition cauchemardesque, et par la même occasion met fin à la carrière internationale de Thierry Henry, alors meilleur buteur de l’histoire des Bleus. À lire aussi Foot : «Un viol de mon âme», Domenech dénonce «le soufre et la malhonnêteté» du documentaire de Netflix sur Knysna 2014 : la (re)construction d’une équipe Grâce à un barrage exceptionnel contre l’Ukraine en novembre 2013, les Bleus partent à l’assaut du Brésil, menés par un homme d’expérience, Didier Deschamps. Dans une poule abordable, ils réalisent un début de compétition brillant, avec deux larges victoires contre le Honduras (3-0) et la Suisse (5-2), grâce notamment à un Karim Benzema étincelant. Un match nul sans saveur contre l’Équateur (0-0) permet aux Bleus d’assurer la première place et de retrouver en huitièmes de finale le Nigeria, que la France vainc péniblement, 2 buts à 0. En quart de finale, les hommes de Didier Deschamps font face à un très gros morceau : l’Allemagne. Un but rapide de Mats Hummels et un Manuel Neuer infranchissable mettent fin au beau parcours de l’équipe de France, qui a (enfin) fait la paix avec son public. 2018 : la consécration d’une génération Deux ans après sa cruelle défaite en finale de son Euro contre le Portugal, la France se rend en Russie avec un grand nombre de certitudes et une génération dorée, menée par le prodige Kylian Mbappé. La phase de poule est difficile, mais grâce à deux victoires et un match nul, les Bleus finissent premier et se qualifient pour les huitièmes de finale. Ils y retrouvent une Argentine dans le doute, et les deux équipes livrent le plus beau match de la compétition. La France s’impose difficilement (4-3) avec notamment un bijou de Benjamin Pavard et un doublé de Kylian Mbappé. En quarts de finale, la France se défait avec brio de l’Uruguay (2-0), avant de se défaire difficilement de la Belgique (1-0) en demi-finale, grâce à un coup de tête salvateur de Samuel Umtiti et un Hugo Lloris en état de grâce. Face à la Croatie, les Bleus ne laissent pas passer leur chance : au terme d’un match étrange marqué par une efficacité redoutable de ses attaquants, la France est sacrée championne du monde pour la deuxième fois de son histoire, 20 ans après 1998. De son côté, Didier Deschamps devient le troisième homme à être champion du monde en tant que joueur et entraîneur. Un accomplissement légendaire. 2022 : tout proche d’un doublé historique Pour cette première Coupe du monde «hivernale», disputée en novembre et décembre, en plein cœur de la saison, la France remet son titre en jeu. Malgré des nombreux forfaits (Benzema, Maignan, Pogba, Kanté, Kimpembe), les Bleus font partie des favoris. Lors de la phase de poule, ils assument leur statut, avec deux belles victoires contre l’Australie (4-1) et le Danemark (2-1), malgré une défaite surprenante contre la Tunisie (0-1) lors du dernier match. Premiers de la poule, les Bleus retrouvent la Pologne en huitièmes de finale et s’imposent 3-1, avec un doublé de Kylian Mbappé et un but d’Olivier Giroud, qui devient alors le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France. En quarts de finale, les coéquipiers de Hugo Lloris, qui devient recordman de sélection, gagnent difficilement contre l’Angleterre (2-1). Ils rejoignent une nouvelle fois le dernier carré et affrontent le Maroc, révélation de la compétition, qu’ils dominent 2-0. En finale, les Bleus font face à l’Argentine d’un Lionel Messi en mission, déterminé à compléter son immense palmarès avec un titre de champion du monde. Pendant 75 minutes, rien n’arrête l’Argentine. Messi (sur pénalty) et Angel Di Maria donnent deux buts d’avance à l’Albiceleste, alors que les Français, méconnaissables, passent à côté de leur finale. À 15 minutes de la fin du temps réglementaire, le match bascule dans l’irrationnel. En deux minutes, sur un pénalty obtenu par Kolo Muani, puis d’une reprise de volée exceptionnelle, Kylian Mbappé remet les deux équipes à égalité, 2-2. En prolongations, Lionel Messi redonne l’avantage à l’Argentine, mais sur un nouveau pénalty, Mbappé égalise une nouvelle fois. Après une parade magistrale d’Emiliano Martinez sur une ultime tentative de Randal Kolo Muani, l’Argentine triomphe finalement, à l’issue d’une séance de tirs au but parfaite. La France perd sa deuxième finale de Coupe du monde sur cet exercice et rate l’opportunité de réaliser un double historique. À charge de revanche cette année ? À lire aussi Mbappé, Yamal, Haaland... Quelles stars enflammeront le Mondial 2026 ?المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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