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Corée du Sud : 30 ans requis contre l'ex-président pour l'envoi de drones en Corée du Nord

سياسة
Le Figaro
2026/04/24 - 06:24 505 مشاهدة
Corée du Sud : 30 ans requis contre l'ex-président pour l'envoi de drones en Corée du Nord Par Le Figaro avec AFP Le 24 avril 2026 à 08h24 Sujets Corée du sud Yoon Suk yeol condamnation prison Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Yoon Suk Yeol, ex-président sud-coréen. KIM HONG-JI / AFP Les procureurs reprochent à Yoon Suk Yeol d’avoir ordonné l’envoi de drones chargés de tracts de propagande au-dessus de Pyongyang en octobre 2024, dans le dessein de déclencher un incident armé qui lui aurait servi de prétexte pour imposer la loi martiale. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le parquet sud-coréen a requis vendredi 30 ans d'emprisonnement contre l'ancien président Yoon Suk Yeol, accusé d'avoir envoyé des drones militaires au-dessus de la Corée du Nord en 2024 afin de la provoquer. L'ex-chef d'État de 65 ans a déjà été condamné à la prison à vie en février pour «insurrection», pour avoir tenté d'imposer la loi martiale en Corée du Sud en décembre 2024 et avoir envoyé l'armée au Parlement pour le museler. Il a aussi été condamné à cinq ans d'emprisonnement en janvier dans un autre volet de l'affaire. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International «Créer de toutes pièces des conditions de guerre» Vendredi lors de son troisième procès devant un tribunal de Séoul, les procureurs ont requis 30 ans de prison pour «actes au profit de l'ennemi». Ils reprochent à M. Yoon d'avoir ordonné l'envoi de drones chargés de tracts de propagande au-dessus de Pyongyang en octobre 2024, dans le dessein de déclencher un incident armé qui lui aurait servi de prétexte pour imposer la loi martiale. Les procureurs ont estimé que sa tentative de «créer de toutes pièces des conditions de guerre» avait ébranlé la sécurité nationale, en accroissant la tension avec le Nord mais aussi en lui livrant des informations classifiées sur du matériel militaire du Sud - les drones s'étant écrasés en territoire nord-coréen. Passer la publicité Publicité Contre toute attente, la Corée du Nord avait réagi avec mesure, se contentant d'avertir qu'elle riposterait en cas de nouvel envoi de drones. Cela n'avait pas empêché M. Yoon de tenter quand même son coup de force deux mois plus tard, en le justifiant par de vagues menaces représentées, selon lui, par des «forces anti-Etat» à la solde de la Corée du Nord, et par le fait que le Parlement, dominé par l'opposition, refusait d'adopter son budget. Un nombre suffisant de députés avait toutefois réussi à se faufiler dans le Parlement cerné par les soldats et à voter une résolution contre la loi martiale, obligeant M. Yoon à faire marche arrière. Le régime civil n'avait finalement été suspendu que six heures, mais cette tentative avait déclenché une profonde crise politique dans le pays. Yoon Suk Yeol, destitué en avril 2025 et actuellement incarcéré, a fait appel de sa condamnation à perpétuité en affirmant avoir agi «pour le seul bien de la nation».
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