« Comme revenir dans les années 1990 » : le juge à la CPI Nicolas Guillou raconte sa vie sous sanctions américaines
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InterviewInterviewInternational« Comme revenir dans les années 1990 » : le juge à la CPI Nicolas Guillou raconte sa vie sous sanctions américaines Depuis l’été 2025, ce Français de 50 ans, juge à la Cour pénale internationale, est considéré comme un « ennemi de l’Etat » américain pour avoir approuvé un mandat d’arrêt contre Benyamin Netanyahou. Il décrit au Parisien les lourdes conséquences sur son quotidien.Par Anissa Hammadi, envoyée spécial à La Haye (Pays-Bas) Le 4 avril 2026 à 07h45«Être aujourd’hui moi-même considéré comme un terroriste montre qu’il y a vraiment un renversement général des valeurs aux États-Unis», dit le Français Nicolas Guillou, juge à la CPI. Photo ICC-CPIOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerCe matin d’août de l’été 2025, le juge Nicolas Guillou fait du vélo en Bretagne lorsqu’il reçoit un appel du Quai d’Orsay. Le ministère des Affaires étrangères lui apprend qu’il est placé sous sanctions américaines. Son nom figure sur la même liste que les terroristes et les trafiquants de drogue. Son tort ? Avoir émis un mandat d’arrêt international contre Benyamin Netanyahou, Premier ministre d’Israël, et son ministre de la Défense de l’époque, Yoav Gallant. Les deux hommes ont été inculpés par la Cour pénale internationale de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour leur rôle dans la destruction de la bande de Gaza. Sept autres juges et trois procureurs de la CPI, dont le procureur général Karim Khan, subissent la même punition américaine. Nicolas Guillou ne s’est jamais vu notifier ces sanctions. Depuis le 20 août, il découvre au fur et à mesure toutes les conséquences qui s’y attachent. Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour4 avril 2026Lire le journal



