« C’est une fierté d’avoir cet héritage » : la banane, l’or jaune des Antilles
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
ReportageReportageÉconomie« C’est une fierté d’avoir cet héritage » : la banane, l’or jaune des AntillesLE PARISIEN WEEK-END. La culture de la banane, fruit préféré des Français, s’est imposée depuis un siècle aux Antilles. Marqués par le scandale du chlordécone, les exploitants veulent combattre les maladies qui plombent la production, en protégeant l’environnement. Exemple avec la famille Narayaninsamy, en Guadeloupe.Par Benjamin Jérôme Le 10 avril 2026 à 14h15Une des nombreuses mains de bananes issues de l'exploitation d'Edmond Narayaninsamy, à Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe. Carla BernhardtOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerL’ouvrier agricole a des gestes vifs et précis. Avec une lame fixée au bout d’un long manche, il cisaille les feuilles du bananier et supprime les parties noircies, nécrosées, en préservant les zones vertes, saines, afin que la plante puisse continuer à grandir. Dans les Antilles françaises, la menace actuelle s’appelle la cercosporiose noire, une maladie foliaire endémique causée par un champignon.La solution ? Couper les portions abîmées semaine après semaine, au fur et à mesure de leurs apparitions, pour ralentir la progression du mal et permettre la récolte. « Sur mon exploitation, cela occupe au moins 25 à 30 % de la main-d’œuvre », se désole Joël Narayaninsamy, 55 ans, homme débonnaire, cheveux blancs et peau cuivrée, qui cultive 14 ha à Capesterre-Belle-Eau, dans le sud de la Guadeloupe.Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour10 avril 2026Lire le journal





