« Ces investissements ne sont pas plus risqués que d’autres » : un nouveau fonds de 50 M€ pour les entrepreneurs des quartiers
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Val-d'Oise« Ces investissements ne sont pas plus risqués que d’autres » : un nouveau fonds de 50 M€ pour les entrepreneurs des quartiersL’association les Déterminés, créée dans le Val d’Oise et qui accompagne et forme les entrepreneurs à profil atypique, lance un fonds d’amorçage. Déjà 50 millions d’euros ont été levés.Par Marie Persidat Le 3 mai 2026 à 17h40Lyly Wu et Mickaël Pan ont fondé la marqué Flotte, une griffe d'imperméables colorés dont certains modèles sont fabriqués en matériau recyclé. DRRéagirEnregistrerPartager« Quand on se lance au début c’est difficile d’obtenir ne serait-ce que des rendez-vous avec des financeurs, d’avoir accès à ces gens… » Mickaël Pan a arrêté l’école à 16 ans, deux mois avant de passer le brevet. Aujourd’hui, il est à la tête, avec sa compagne Lyly, de Flotte, une marque de vêtements de pluie colorés qui écoule déjà 100 000 pièces par an. Cet entrepreneur qui a grandi à Bobigny (Seine-Saint-Denis) fait partie des profils atypiques repérés par l’association les Déterminés pour lancer son tout nouveau fonds d’investissement. Depuis plus de dix ans, la structure créée par Moussa Camara, originaire de Cergy (Val d’Oise), accompagne les entrepreneurs issus des quartiers prioritaires mais aussi de zones rurales. Leur point commun : être à première vue éloigné du milieu des affaires. Et cela marche puisque les succès ne manquent pas parmi les 3 000 et quelques entreprises coachées par an. Mais une fois l’enthousiasme du lancement passé, ces sociétés pourtant pleines de créativité se retrouvent souvent confrontées à un obstacle de taille : trouver des investisseurs.« Nous avons des entreprises qui réussissent à être rentables, mais pour aller plus loin elles se retrouvent bloquées, constate Moussa Camara. On voit bien qu’il y a un trou dans la raquette. Moins de 1 % des entrepreneurs issus des quartiers arrivent à lever des fonds. Ils n’ont pas forcément les profils qui parlent aux grands financiers, c’est un écosystème assez fermé...



