Avec « ChaO », le réalisateur Yasuhiro Aoki s’abandonne aux joies de la comédie
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Image extraite du film d’animation « ChaO », de Yasuhiro Aoki. EUROZOOM Réaliser un « pur divertissement totalement déconnecté de la souffrance engendrée par le séisme du 11 mars 2011 ». C’est pour cette raison que le réalisateur Yasuhiro Aoki a accepté, au milieu des années 2010, l’offre de la productrice Eiko Tanaka, cofondatrice du studio tokyoïte 4 °C, de librement adapter La Petite Sirène d’Andersen. Une décennie plus tard, l’animateur chevronné livre son premier long-métrage, ChaO, qui conte le mariage au-delà des différences d’un humain et d’une princesse sirène. Une comédie romantique chaleureuse qui ne s’affranchit pas pour autant de moments difficiles et dramatiques, mais qui vise à réjouir son public avant tout, comme l’expliquait Yasuhiro Aoki au Monde lors du festival international du film d’animation d’Annecy en juin 2025. Son œuvre y a remporté le Prix du jury dans la catégorie longs-métrages. « J’ai toujours accordé une place importante à l’humour. Le rire est le propre de l’homme en matière de sentiments et il peut même nous sauver », assure-t-il. Dans ses réflexions sur la mise en scène du genre, Yasuhiro Aoki repense alors aux exemples qui l’ont le plus marqué. « Pour citer du cinéma français, Les Sous-Doués de Claude Zidi, m’a beaucoup surpris. » Il faut dire que le réalisateur japonais avait, plus jeune, l’image d’un 7e art français « très posé, beaucoup plus typique », là où Zidi en appelait à « un sens de la comédie plus universel », dit-il. Il vous reste 69.23% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




