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Accusations de racisme, turban et couteau sikh : le meurtre d’Henry Nowak, 18 ans, au cœur d’un procès sous tension au Royaume-Uni

سياسة
Le Figaro
2026/05/23 - 10:20 503 مشاهدة
Accusations de racisme, turban et couteau sikh : le meurtre d’Henry Nowak, 18 ans, au cœur d’un procès sous tension au Royaume-Uni Par Aldric Meeschaert Le 23 mai 2026 à 12h20 Suivre Sujets Angleterre attaque au couteau Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Henry Nowak, poignardé à mort dans la nuit du 3 au 4 décembre 2025, à Southampton (Angleterre). Hampshire Police Poignardé après une soirée avec son équipe de football, Henry Nowak, 18 ans, est mort dans la nuit du 3 au 4 décembre 2025. Son procès, ouvert à Southampton, a fait émerger une affaire plus complexe mêlant couteau religieux sikh, accusation de racisme, légitime défense et intervention policière controversée. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Il devait simplement rentrer d’une soirée de fin de semestre avec ses coéquipiers. Dans la nuit du 3 au 4 décembre 2025, Henry Nowak, 18 ans, étudiant en première année de comptabilité et finance à l’université de Southampton, s’effondre après avoir été poignardé sur Belmont Road, dans le quartier de Portswood. Quelques minutes plus tôt, ce jeune homme originaire de Chafford Hundred, dans l’Essex, filmait encore la rue sur Snapchat. À minuit et demi, dira plus tard le procureur Nicholas Lobbenberg KC devant la Southampton Crown Court, «Henry était mort». À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Une soirée étudiante qui bascule Dans les premières heures, l’affaire ressemble à un fait divers tragiquement ordinaire outre-Manche : une sortie étudiante qui s’achève dans le sang, une altercation avec des inconnus, puis quatre interpellations, un appel à témoins lancé par la police du Hampshire. Les premiers éléments font état d’une blessure au thorax et de deux plaies à l’arrière de la jambe, rapporte la BBC . Henry Nowak est déclaré mort sur place. Passer la publicité Publicité Sa famille, dans un hommage transmis par la police et révélé par le Sunday Times, dessine alors le portrait d’un jeune homme à l’avenir ouvert. Henry avait «brillamment réussi ses A-levels» et «profitait pleinement de la vie universitaire », entre deux équipes de football, de nouveaux amis et un emploi à temps partiel au Morrisons local. Il était sorti avec ses nouveaux coéquipiers pour fêter la fin du premier semestre. «Tragiquement, il n’est jamais rentré chez lui.» Pendant plusieurs mois, l’affaire reste largement britannique, locale et judiciaire. Elle ressurgit mi-mai avec l’ouverture du procès de Vickrum Digwa, 23 ans. L’accusé nie le meurtre et le port d’arme blanche en public. Sa mère, Kiran Kaur, 53 ans, comparaît également : l’accusation lui reproche d’avoir retiré l’arme de la scène après les faits. Elle conteste ces accusations. Une lame au cœur du procès Dès les premières audiences, le procès se cristallise autour de la lame portée par Vickrum Digwa ce soir-là : un shastar, terme pendjabi désignant une arme blanche traditionnelle, ici un couteau de 21 centimètres visible sur ses vêtements. L’accusation souligne qu’il portait aussi un kirpan, couteau cérémoniel sikh dissimulé sous ses habits, estimant que ce dernier suffisait déjà à satisfaire toute éventuelle obligation religieuse liée au port d’une lame. Les vidéos Snapchat retrouvées sur le téléphone d’Henry Nowak - téléphone découvert ensuite, selon l’accusation, dans la poche de Vickrum Digwa - donnent à l’affaire une dimension presque immédiate. On y voit d’abord l’étudiant chanter et plaisanter. Puis l’échange se tend. Henry lance : «Alors comme ça t’es un dur ? Quoi, un dur ? Vas-y, dis que t’es un dur.» Digwa répond: «Je suis un dur.» Quelques instants plus tard, selon le procureur, Henry Nowak est poignardé avec la lame que l’accusé avait «choisi d’emporter avec lui dans la rue». L’autopsie évoquée à l’audience fait état de quatre coups de couteau et d’une entaille à la mâchoire, dont deux blessures à l’arrière des jambes et une blessure mortelle au thorax. L’accusation affirme que Digwa a d’abord nié avoir poignardé Henry Nowak et déclaré avoir été «victime d’insultes racistes et agressé par un homme ivre». Dans cette confusion initiale, les policiers auraient d’abord menotté le jeune homme, alors grièvement blessé, avant de lui prodiguer les premiers secours lorsqu’il s’est effondré. La version de la défense Lors d’une audience rapportée le 20 mai par ITV, Vickrum Digwa donne sa version devant la cour. Il affirme avoir agi en état de légitime défense après avoir été insulté de manière raciste, frappé, puis saisi par les cheveux après que son turban aurait été arraché. Selon lui, Henry Nowak avançait vers lui en paraissant «ivre», ne marchant «pas droit» et «trébuchant légèrement ». L’étudiant lui aurait lancé : «Tu aurais pu te décaler un peu plus. » Digwa assure lui avoir répondu : « Tu as raison, j’aurais pu me décaler davantage, passe à autre chose. » L’accusé dit alors s’être senti menacé, notamment lorsque Henry Nowak aurait sorti son téléphone pour le filmer. « Je pensais qu’il me filmait et que la situation venait de dégénérer », déclare-t-il à la cour. Il ajoute que, dans les mois précédents, «il y avait eu beaucoup d’attaques contre des Sikhs» et que beaucoup avaient été filmées par les agresseurs. Selon lui, Henry l’aurait ensuite frappé, fait tomber son turban et tiré les cheveux.  «Il a commencé à dire : “Je vais te tuer”», affirme Digwa, qui ajoute : «J’ai eu l’impression qu’il allait utiliser mon kirpan contre moi.» Passer la publicité Publicité C’est à ce moment-là, selon son récit, qu’il sort la lame de son étui. Il dit avoir poignardé Henry Nowak à l’arrière des jambes, sans avoir conscience de l’avoir atteint au thorax. Il affirme n’avoir compris que lors de son premier interrogatoire que la poitrine avait été touchée. « J’avais peur, c’était la première fois qu’une chose pareille m’arrivait », explique-t-il. Il raconte avoir appris la mort d’Henry au commissariat : « J’ai pleuré, j’avais peur. Je n’ai jamais voulu faire ça et je suis désolé que ce soit arrivé. » «Homicide involontaire» Le 22 mai, selon la BBC, un tournant intervient. Le juge William Mousley KC indique aux jurés qu’il ajoute une qualification alternative d’homicide involontaire à celle de meurtre. Le jury pourra donc retenir le meurtre, l’homicide involontaire ou écarter la culpabilité si la légitime défense est jugée raisonnable. Le juge répond aussi à une question sur la légalité du port d’une telle lame. Un couteau peut être porté s’il existe une «bonne raison», notamment religieuse, mais il revient à Vickrum Digwa de démontrer qu’il avait une raison valable de porter cette arme. «Ne laissez pas vos sentiments de compassion influencer votre jugement», dit encore le juge aux jurés. «Votre décision doit être impartiale.» À ce stade, rien ne permet d’établir judiciairement que l’altercation ait été raciste : il s’agit de la version avancée par Vickrum Digwa. Rien ne permet non plus de conclure que la légitime défense est fondée. Une certitude demeure : Henry Nowak, 18 ans, sorti fêter la fin de son premier semestre, n’est jamais rentré chez lui. Le procès se poursuit à Southampton.
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