Abandon des catapultes électromagnétiques : la décision de Trump ne menace pas le futur porte-avions français, assure Paris Par Le Figaro avec AFP Publié le 15/08/2026 à 21h50, mis à jour le 15/08/2026 à 21h55 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Porte-Avions Lire dans l’app Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Écouter l’article 3 min 32 s Écoute en cours Nouvelle fonctionnalité ! Nouveau ! Écoutez vos articles avec des voix plus naturelles et un lecteur audio amélioré Vue aérienne du porte-avions Charles-de-Gaulle revenant de sa mission «Lafayette 26», au large de Bonifacio, en Corse, le 9 juillet 2026. Pascal Pochard-Casabianca / AFP PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP Malgré la volonté de Donald Trump de rétablir les catapultes à vapeur sur les futurs porte-avions américains, Paris assure que la fourniture et la maintenance des systèmes électromagnétiques destinés au France Libre ne sont pas menacées. Passer la publicité Passer la publicité Publicité La décision de Donald Trump de renoncer aux catapultes modernes sur les futurs porte-avions ne compromet pas la fourniture à la France des catapultes électromagnétiques américaines devant équiper le futur porte-avions France Libre, selon le ministère français des Armées. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International «Aucun risque technique ou industriel particulier n'est identifié pour la fabrication des catapultes électromagnétiques destinées au (prochain porte-avions) France Libre, ou leur entretien dans les prochaines décennies», selon une déclaration du ministère transmise à l'AFP samedi. Passer la publicité Publicité Donald Trump a annoncé jeudi qu'à l'avenir les porte-avions américains devraient être équipés de catapultes à vapeur et non plus de catapultes électromagnétiques modernes, estimant que les premières étaient plus «fiables» et éprouvées. Une telle décision pourrait potentiellement avoir un impact sur la fourniture à la France de catapultes électromagnétiques par le groupe américain General Atomics. En effet, la construction et la maintenance d'un équipement sur plusieurs décennies (la durée de vie d'un porte-avions), nécessitent qu'un industriel bénéficie d'un volume de commandes suffisant pour assurer la pérennité économique de la filière. La décision de Donald Trump est supposée entrer en vigueur pour le porte-avions de classe Ford USS Doris Miller, devant être livré en 2034. Or, les trois autres porte-avions de classe Ford antérieurs sont ou seront eux équipés de catapultes électromagnétiques (USS Gerald Ford, USS John F. Kennedy, USS Enterprise), ce qui devrait suffire à garantir la filière, estime le ministère français. «Les trois premiers porte-avions, qui sont soit en service, soit en construction, sont déjà équipés de catapultes électromagnétiques. Ces équipements sont développés et opérationnels. La chaîne de fabrication et d'entretien de ces catapultes est donc active», selon cette source. La Direction générale de l'armement française «poursuit les échanges avec ses homologues américains qui conduisent eux-mêmes leurs propres analyses», ajoute le ministère. La France Libre doit remplacer le porte-avions Charles De Gaulle en 2038 et doit être équipé de ces systèmes modernes, appelés EMALS, de General Atomics. Interrogée par l'AFP à l'occasion d'un déplacement à Saint-Raphaël (Var, Sud de la France), la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo a estimé que ce choix avait été «extrêmement mûri et étudié». «Cette coopération relève d'une dépendance, mais qui est à la fois maîtrisée et consentie», a-t-elle dit, ajoutant que c'était la «solution la plus efficace et la plus soutenable». Les EMALS propulsent les avions grâce à une catapulte électromagnétique alimentée par l'énergie électrique, offrant une accélération plus fine et mieux contrôlée que les catapultes anciennes, qui utilisaient la pression de la vapeur pour permettre aux avions d'atteindre la vitesse nécessaire. Grâce à cette modularité et cette finesse, les EMALS peuvent lancer une large gamme d'appareils, du drone à l'avion plus lourd. Passer la publicité Publicité Les premières EMALS installées sur l'USS Gerald Ford ont connu quelques problèmes de mise en place, qui ont ensuite été résolus. Mais Donald Trump les critiquait déjà en 2017, année de la mise à la mer du Ford, estimant que c'était un système moins bon et moins puissant que la vapeur. Lors des débats sur le vote de l'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) jusqu'en 2030, les parlementaires français ont voté dans les documents annexes, qu'en «vue de la réalisation du porte?avions + France libre+, une étude de faisabilité portant sur les modalités de développement d'un système de catapultes électromagnétiques souverain est conduite». Une étude qui n'est pas de nature à remettre en cause le choix des EMALS américains. «L'un n'empêche pas l'autre», a expliqué la ministre.
المصدر: Le Figaro
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